Archives Cette piscine construite en 2014 aurait dû être installée en 2016 dans RDP.

Avec trois ans de retard, la piscine olympique du parc Hans-Selye sera a priori prête pour l’été 2019. L’arrondissement vient d’accorder un contrat de près de 6 M$ pour l’installation du bassin et du chalet de baigneurs.

Cette piscine de 50 m de long, 25 m de large et de dix couloirs est homologuée selon les normes de la Fédération internationale de natation (FINA) puisqu’elle avait été utilisée pour les championnats du monde 2014.

Les élus de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles ont donc accordé un contrat de 5 887 000 $ à l’entreprise L’archevêque & Rivest qui a présenté la plus basse soumission conforme. Par ailleurs, à la demande des organismes et clubs de RDP et PAT qui vont utiliser cette infrastructure, le bassin sera chauffé afin de pouvoir s’y baigner de mai à octobre. Il répondra aussi aux normes d’accessibilité universelle.

Piscine promise pour l’été 2016
L’histoire de ce bassin olympique est un long feuilleton avec de nombreux rebondissements. Sa construction en 2014 était déjà un imprévu puisqu’en raison de rénovations au Parc olympique, la Ville de Montréal avait été contrainte de déplacer les championnats du monde 2014 au parc Jean-Drapeau. Elle avait alors déboursé près de 2,8 M$ pour installer cette piscine démontable, avec l’intention de l’implanter par la suite dans le parc Hans-Selye à RDP.

Le dossier a toutefois connu plusieurs contretemps par la suite. L’entrepreneur L’Archevêque & Rivest, qui était alors chargé de l’installation et du démontage sur l’île Notre-Dame, a d’abord retenu des pièces en raison d’un retard de paiement par l’administration municipale.

Ce n’est qu’en janvier 2016 que l’arrondissement de RDP-PAT a finalement récupéré les conteneurs avec la piscine démontée et commandé des plans à une firme d’architectes. Toutefois, en février 2017, à la suite d’un premier appel d’offres, Chantal Rouleau et ses conseillers ont jugé que les soumissions étaient trop élevées et n’ont donc pas donné suite. Un nouvel appel d’offres a été préparé puis ouvert en janvier 2018 et s’est finalement conclu le 5 juin.

Alors que la piscine aurait dû être inaugurée à l’été 2016, la fin des travaux est désormais prévue en juillet 2019.

Au total, en comptant la construction de la piscine par la Ville de Montréal, les frais engagés pour payer les entrepreneurs, les différents plans commandés par l’arrondissement, les appels d’offres et l’installation et la construction des équipements, cette piscine olympique pourrait coûter plus de 10,5 M$.

«C’est un dossier qu’on attendait, mais il y avait toujours quelque chose qui clochait dans ce qu’on recevait. Finalement, l’exercice nous a permis de concevoir quelque chose qui correspond aux besoins et à un coût raisonnable pour cet équipement», a indiqué Chantal Rouleau.

Le dernier contrat accordé est assumé à 5 % par la ville-centre et à 95 % par l’arrondissement et la dépense maximale autorisée est d’environ 6,4 M$.

Le contrat octrôyé inclut l’installation de la piscine et d’un chalet pour les baigneurs, ainsi que la construction d’autres équipements. Une plage en béton entourant le bassin, une clôture, des équipements aquatiques, un stationnement pour vingt voitures et les systèmes mécanique et électrique des installations sont également prévus.

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