Isabelle Bergeron Les lignes d'autobus du quartier Rosemont offrent moins de départs en avril, dénoncent les commerçants de la Promenade Masson.

Les commerçants de la rue Masson craignent que leur tiroir-caisse se vide à la suite d’une décision de la Société de transport de Montréal (STM) de réduire le nombre de passage à l’horaire de certaines lignes d’autobus.

C’est en effet ce que confirme le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) de la Promenade Masson, Kheir Djaghri, informant TC Media du fait qu’une pétition dénonçant la situation circule parmi ses membres.

«La réduction du service de desserte sur les lignes 47, 67 et 197 pourrait nuire aux commerces du secteur. On vit à une ère où l’on veut encourager les transports en commun et l’économie locale, mais la STM diminue le service dans le quartier», insiste M. Djaghri.

Ce dernier rappelle que la rue Masson est enclavée par le viaduc de la rue D’Iberville et par le boulevard Saint-Michel, la rendant plus difficile d’accès pour les personnes qui n’utilisent pas l’automobile comme moyen de transport. Le directeur de la SDC en rajoute, soulignant que le nombre d’espaces de stationnement est déjà limité sur la Promenade.

«Un exercice vivant»
Pour sa part, la STM affirme qu’elle ajoute «du service là où les clients se déplacent.»

«Nous avons tenu récemment un briefing pour expliquer la planification de notre service bus qui est un exercice vivant qui tient compte de l’équilibre entre les déplacements de nos clients et les ajustements de notre offre. En 2017, on ajoute 100 000 heures au service bus», explique Amélie Régis, responsable des affaires publiques à la STM.

Déjà en 2015, la conseillère du Vieux-Rosemont, Érika Duchesne, qui à l’époque était membre de Projet Montréal, avait constaté une baisse du service entre l’horaire d’hiver et celui du printemps. L’élue, qui aujourd’hui poursuit son mandat sous la bannière de l’Équipe Denis Coderre, avait alors constaté que la fréquence de ce circuit n’est déjà pas optimale» et que «diminuer le service nous apparaît inacceptable.»

Celle-ci n’avait pas répondu aux demandes d’entrevue de TC Media à l’écriture de ces lignes.

De son côté, François Limoges, conseiller d’arrondissement dans Rosemont – La Petite-Patrie, trouve la situation «absolument inacceptable.»

«Ce sont des mesures qui ont un impact direct sur la vie des gens dans le quartier, affirme l’élu de Projet Montréal. Quand est-ce que l’administration Coderre va-t-elle comprendre qu’une réduction dans l’offre des transports en commun a pour effet d’allonger les files d’attente aux arrêts d’autobus et de bonder de monde les navettes? C’est d’autant plus inacceptable considérant que le quartier Rosemont n’a pas de station de métro à proximité, les gens comptent sur les autobus.»

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