C’est la guerre au cinéma Beaubien. Deux clans d’enfants de 7 à 14 ans veulent en découdre : les boutons de chemises et pantalons sont visés et fortement convoités dans cette nouvelle adaptation de La guerre des boutons.

Signée Yann Samuell, on y suit, tout comme dans l’original de 1961 d’Yves Robert, deux bandes rivales d’enfants provenant de deux villages français voisins.

Et tout comme dans la première mouture, la convoitise des boutons des vêtements des adversaires est prétexte à multiples scènes de combat et de guerre de tranchées.

Alors qu’on concentrait le message du film d’Yves Robert sur le lien de fraternité entre enfants (contre les coups provenant du clan ennemi et ceux émanant des parents!), c’est cette fois d’émancipation féminine que nous parle cette nouvelle guerre qui se déroule dans les années 1960.

D’abord rejetée par son propre clan (« Tu n’es qu’une fille! Dégage de notre guerre! »), la jeune Lanterne, interprétée par Salomé Lemire, attire les regards des garçons. Tantôt par sa vitalité et force d’esprit, tantôt par un sourire charmeur et sincère.

Voilà où réside le plaisir de cette nouvelle version. Oui, d’accord, les enfants sont attachants, l’histoire est intéressante, la direction artistiques est sublime, toute comme les images d’ailleurs, mais en laissant grande place à ce qui était à l’origine un personnage secondaire, Yann Samuell met le doigt là où le premier film ne pouvait s’aventurer.

« La » question du réalisateur: les filles peuvent-elles jouer avec les gars, même à la guerre? Il suffit de regarder, encore aujurd’hui, les jeunes préadolescents pour se poser cette même question! Regardez les bandes de jeunes autour de vous… Qui est le chef ? Qui écoute qui ? Quel mauvais coup préparent-ils ? Peut-on leur faire confiance ?

Finalement, on constate qu’en 1960 tout comme en 2012, La guerre des boutons est toujours d’actualité!

– Au cinéma Beaubien, dès le 20 avril : www.cinemabeaubien.com

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