Le parc Beaudet, dans le Vieux Saint-Laurent, est aussi appelé le «parc de la paix». Lors du dernier conseil d’arrondissement, le Laurentien Mario Bonenfant, qui est également le célèbre Capitaine Sirop de l’érablière urbaine, a soulevé qu’il aimerait voir revenir la plaque qui commémorait ce nom.

Elle aurait disparu il y a environ cinq ans. Inaugurée en 1992 par l’ancien maire Bernard Paquet, elle soulignait la participation des Canadiens aux missions de la paix des Nations Unies.

À l’époque, douze arbres avaient été planté dans le parc qui borde le boulevard Décarie pour chacun des territoires et provinces. Le Canada compte, depuis 1999, treize provinces et territoires, lorsque le Nunavut s’est séparé des Territoires du Nord-Ouest.

«C’est en lisant cette plaque que j’ai appris l’existence d’un des plus beaux érables au monde: l’érable de l’Amour, qui vient de la région du fleuve Amour, en Sibérie», souligne M. Bonenfant.

Sur l’original, il manquait une majuscule à Amour, tandis que la version anglaise devrait être «twelve Amur maples», et non «love-maples».

L’arrondissement assure qu’une nouvelle plaque sera installée. «C’est une question de semaines, précise le responsable des communications, Paul Lanctôt. Nous devons encore choisir le meilleur emplacement.»

Située au pied d’un des érables, qui ne sont aujourd’hui plus que sept, la roche qui accueillait la plaque est en effet cachée par une haie. M. Bonenfant aimerait qu’elle soit déplacée, tout en restant sous un érable de l’Amour.

Le parc Beaudet accueillait un terrain de tennis à l’époque de cette vue aérienne en direction nord, en 1963. (Collaboration spéciale/Archives de la Ville de Saint-Laurent)

Petite histoire
Le parc Beaudet est typique de ceux créés à partir de 1845 pour ramener la nature en ville et améliorer la santé des citadins. Mentionné sur un plan de la fin du XIXe siècle, il était bordé par l’avenue de Florence, aujourd’hui le boulevard Décarie. La configuration de ses allées en X est cependant caractéristique de la période 1900-1930.

Son kiosque, qui servait à accueillir des fanfares à l’époque, a été remplacé par un monument commémoratif dédié aux anciens combattants. Jusqu’aux années 1960, le parc avait également un terrain de tennis, du côté de la rue Du Collège.

Le parc et la rue sont nommés en l’honneur de Louis-Philippe Beaudet (1843-1896), qui fut curé de Saint-Laurent pendant plus de 20 ans. Il aménagea notamment un nouveau cimetière et effectua la restauration complète de l’église. En plus de sa fonction, il devient, à partir de 1890, supérieur provincial de la Congrégation Sainte-Croix. La rue Saint-Philippe évoque également ce prêtre.

Pour le 125e anniversaire du Canada, le parc Beaudet a rejoint le réseau des parcs de la paix, une initiative de l’Institut international pour la paix par le tourisme (IIPT). De 350 parcs en 1992, l’IIPT espère en inclure 2 000 d’ici la journée internationale de la paix, le 21 septembre.

Sources: Saint-Laurent, du village à la ville, par Johanne Brochu et Béatrice Sokoloff, 2001; archives de Saint-Laurent et IIPT.

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