TC Media/Isabelle Bergeron L’Érablière Urbaine de Saint-Laurent sert à se rassembler et faire profiter des traditions de la cabane à sucre sans avoir à sortir de la ville

Le parc Beaudet avait des allures de campagne, alors que les enfants jouaient dans la neige les doigts encore collés par la tire qui avait tranquillement fondu du bâton de bois. Pour une 13e année consécutive, les Laurentiens de tous horizons étaient nombreux, ce samedi, à venir se sucrer le bec à l’Érablière Urbaine.

Alors que la sève des érables du parc s’évaporait lentement au son de l’accordéon, le petit Théo Sam, quatre ans, était concentré à déguster sa toute première bouchée de tire sur la neige.

Sa mère, Sarah Heredia, est très heureuse de «pouvoir profiter de l’événement sans avoir à sortir de la ville». Elle adore cette activité qui selon elle «permet aux enfants de découvrir la nourriture de cabane à sucre et d’apprendre comment le sirop d’érable est fabriqué».

Les Matni abondent dans le même sens. Cette famille libanaise, arrivée au Québec depuis quelques années, a pris connaissance de la tenue de l’événement par l’application mobile de l’arrondissement. Cellulaire à la main, le père, Gabriel Matni précise qu’ils «étaient venus l’année dernière, mais que cette fois ils voulaient surtout faire découvrir la nourriture de cabane à sucre à Rawi», leur fils.

Partage des connaissances
Imaginée par Mario Bonenfant, alias Capitaine Sirop, l’activité urbaine existe surtout dans un but éducatif. «Dès que j’entaille les 25 érables à sucre, les gens viennent me poser des questions, explique M. Bonenfant. Ils restent d’ailleurs souvent surpris de voir que l’eau est transparente».

Des écoles primaires de Saint-Laurent se rendent aussi dans le parc pour enseigner aux enfants les étapes de fabrication du sirop.

L’organisateur souhaite que les citoyens qui accompagnent de nouveaux arrivants jouent eux-mêmes les professeurs en leur montrant ce qu’ils savent sur le sujet.

C’est précisément ce qu’a fait Simon Jubinville, un ami de la famille Matni. À leur première visite, «je leur ai raconté tout ce que je savais sur le sirop d’érable, même si je ne suis pas un expert, j’étais fier de pouvoir partager mes connaissances».

Dans le but de faire connaître d’autres aspects de la culture québécoise, la troupe de danse Les Danseux est venue faire une démonstration de set carré en plus d’inviter les participants à se mettre en cercle pour une grande farandole.

En ce temps des sucres, de nombreuses érablières urbaines ont lieu aux quatre coins de la ville.

 

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