Photo: Gracieuseté Durant la rencontre hebdomadaire du programme Foodfit, les participants cuisinent un repas tous ensemble. Ça se termine autour de la table pour savourer ce qui a été préparé.

Bouger davantage, manger mieux, l’organisme Partageons l’espoir donne l’occasion aux résidents du Sud-Ouest d’apporter gratuitement des changements pour améliorer leur santé avec son programme Foodfit.

La session de 12 semaines combine la cuisine santé et l’exercice physique.

Depuis septembre, 23 personnes âgées de 26 à 60 ans se réunissent dans les locaux de Pointe-Saint-Charles durant trois heures, une fois par semaine, pour acquérir de nouvelles connaissances sur la bonne alimentation et être plus actifs.

Ça commence avec un atelier d’information qui porte à chaque rencontre sur un thème différent. Ça va des gourmandises sucrées aux salades, en passant par les viandes et leurs substituts, les soupes et les ragoûts ainsi que des trucs pour faire son épicerie intelligemment.

C’est suivi de 30 minutes d’activité physique. «Quand il fait beau, on marche jusqu’au parc et on fait des étirements. Durant l’hiver les exercices auront lieu à l’intérieur», explique Emma Tilquin, coordonnatrice des programmes en sécurité alimentaire chez Partageons l’espoir.

Ensuite, le groupe cuisine un repas en lien avec le thème de l’atelier. Ça se termine autour de la table pour savourer ce qui a été préparé. Les participants repartent même à la maison avec une portion des plats cuisinés.

Le plaisir en groupe
Alain, 52 ans, a été séduit par les ateliers thématiques. «Il y a des choses que l’on sait en cuisine, mais c’est juste bon de se les faire redire», indique-t-il.

Le programme le pousse aussi à être plus actif. «C’est ma faiblesse, avoue-t-il. Je ne suis pas porté à sortir et à faire de l’exercice. Ça fait du bien de marcher. Au moins une fois par semaine je vais bouger.»

Il apprécie le fait que ça se déroule en groupe. «On jase, c’est agréable», souligne-t-il.

Les participants marchent, cuisinent et mangent ensemble. «Il faut que ce soit une activité agréable à laquelle ils ont envie de venir», estime Emma Tilquin.

Claude-Jacques veut apprendre à mieux se débrouiller avec des chaudrons. «En partant, je ne cuisine pas. Si j’invite des amis et que je leur dis que je vais préparer le repas, personne ne vient», lance en riant l’homme de 59 ans. Plus sérieusement, il sait qu’il doit mieux surveiller ce qu’il met dans son assiette. «Je fais du diabète sévère, confie-t-il. Je veux améliorer son alimentation. Le programme me donne un petit coup de pied au derrière.»

Reste à savoir si les changements visant à adopter un mode de vie plus sain seront durables. «Je vais voir avec le temps. Mais quelque chose a été semé», constate Alain avec confiance.

Partageons l’espoir a obtenu un financement de 40 000$ pour deux ans du Community Food Centres Canada et du gouvernement fédéral pour mener le programme.

«Nous pourrons l’offrir à plus de 100 participants dans les deux prochaines années», souligne la directrice générale de l’organisme, Fiona Crossling.

Une nouvelle session de 12 semaines va commencer dans la semaine du 23 janvier. Les personnes intéressées peuvent contacter dès maintenant Émilie Lemieux au 514 933-5599 poste 221.

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