Archives Métro Média L'objectif de l'étude qui se poursuivra jusqu'en 2021 est d'améliorer la qualité de vie des résidents voisins de l'échangeur Turcot.

Une étude concernant le bruit causé par le chantier Turcot vient récemment d’être lancée par le ministère des Transports (MTQ) afin de déterminer si les mesures d’atténuation sont suffisantes et évaluer l’impact sur la santé des résidents riverains. Jusqu’en 2021, des milliers de personnes vivant dans les quartiers touchés, dont Côte-Saint-Paul, Ville-Émard et Saint-Henri, seront interrogés.

Le décret autorisant le MTQ à procéder aux travaux exigeait qu’une étude sur le bruit soit réalisée en cours de chantier. Tony Leroux, professeur titulaire et vice-doyen de la faculté de médecine à l’Université de Montréal et son équipe ont donc été mandatés l’an dernier pour l’effectuer.

La première phase a débuté cette semaine et se poursuivra jusqu’au 13 juillet. «Nous visons à parler à 1400 résidants et ce sont les mêmes personnes que nous suivrons tout au long de l’étude», explique M. Leroux. Par le biais de questionnaires téléphoniques et sur le web, l’échantillon sera sollicité deux fois par année jusqu’en 2021.

Les répondants devront se prononcer sur le son causé par le chantier, mais également sur les autres nuisances comme la poussière et le détournement de la circulation. «Même si notre étude porte spécifiquement sur le bruit, nous posons des questions sur l’ensemble du chantier puisqu’on peut percevoir différemment le bruit en fonction d’autres éléments», précise le responsable de l’étude.

Par exemple, une étude qu’il a réalisée antérieurement au sujet du bruit produit par des éoliennes a démontré que, à sonorité égale, les gens qui voyaient l’éolienne étaient davantage agacés par le son qu’elle causait que ceux qui ne la voyaient pas. «Il serait donc possible que des gens se sentent davantage irrités par le bruit s’ils sont dans un milieu où il y a beaucoup de poussière ou de trafic», précise-t-il.

Des questions porteront aussi sur les autres sources de bruit retrouvées en région métropolitaine, comme le voisinage ou la circulation automobile.

Rapports
À la fin de chaque phase, M. Leroux et son équipe devront remettre un rapport de leurs conclusions au MTQ, qui pourra prendre en considération leurs recommandations ou non. L’idée est d’améliorer la situation des résidents tout au long du processus.

Les résultats seront également présentés publiquement lors des comités de bon voisinage Turcot, un rassemblement entre les citoyens, le MTQ et KPH Turcot, le consortium responsable des travaux, qui permet de faire le point sur les travaux tous les deux mois.

Selon M. Leroux, une étude portant sur un chantier d’une durée aussi longue est une première. «C’est vraiment intéressant du point de vue scientifique de pouvoir collecter des données et suivre des gens pendant près de cinq ans, les conclusions seront intéressantes», dit-il.

Les résultats pourront également profiter à d’autres chantiers qui seront éventuellement mis en place par le MTQ.

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