L’ingénieur verdunois Bernard Goupil n’en pouvait plus des maux de cou que provoquait l’utilisation de sa tablette chaque fois qu’il prenait l’avion. Il s’est donc fabriqué un support pour la maintenir à hauteur des yeux. D’abord destinée à son usage personnel, son invention a suscité tant d’intérêt qu’il a décidé de la commercialiser.

M. Goupil doit se déplacer fréquemment dans le cadre de ses fonctions de consultant en ingénierie industriel. Comme de plus en plus de compagnies aériennes délaissent les télés au profit des tablettes pour offrir un service plus personnalisé, il passait des heures courbé sur son écran.

Sa toute première version du Support Atlas, il l’a bricolée en plein vol avec les attaches des sacs de plastique de toute une rangée.

De retour chez lui, il a développé son premier prototype. Son beau-père, lui aussi ingénieur, a élaboré avec lui le dessin mécanique dans le but de l’imprimer en trois dimensions.

Son nouveau gadget était plus imposant, de la taille de deux tranches de pain, mais le principe de base était le même. Le support, qui s’accroche derrière l’écran, permet de le fixer en le coinçant dans la table pliable lorsque celle-ci est refermée.

L’accessoire suscitait tant d’intérêt des passagers voisins qu’il a décidé de se lancer dans la production.

Évolution
Sa première campagne de socio-financement n’a pas obtenu le succès escompté.

«Ça m’a permis de mieux cerner les besoins des gens. Je devais trouver un moyen de rendre mon support adaptable à toutes les grandeurs de tablettes numériques, mais aussi à tous les modèles de bancs d’avion, reconnait-il avec humilité. Quand ils ont sorti le IPad Mini, j’ai dû tout recommencer!»

Pour améliorer son produit, M. Goupil s’est associé au designer industriel Marc Arsenault. Le Support Atlas est dorénavant adaptable, pliable et a la taille d’une paire de lunettes.

L’invention est maintenant brevetée à l’international grâce à une subvention gouvernementale pour un premier brevet.

Fabrication
Pour Bernard Goupil, il était hors de question que son produit soit fabriqué en Chine. Toutes les opérations se feront ici, à Montréal.

Pour l’assemblage des pièces, l’ingénieur a même conclu un accord avec l’organisme verdunois Amalgame, qui donne de l’emploi aux personnes handicapées.

Afin de financer la production, l’inventeur a lancé une campagne de socio-financement sur Kickstarter avec un objectif de 10 000$. En deux semaines, il avait déjà atteint plus des deux tiers. Si tout se déroule comme prévu, il pourra donc commencer la fabrication d’ici un mois.

Différentes voies d’avenir sont déjà envisagées pour le support Atlas. Des accessoires pourraient être développés pour en diversifier les utilisations, comme une bande pour l’utiliser en voiture et un adaptateur pour téléphones intelligents.

Mais Bernard Goupil ne compte pas s’arrêter là. Il a pris goût au métier d’inventeur et a déjà deux ou trois autres idées, qu’il compte bien développer dans les prochaines années.

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