Chaque semaine, TC Media invite les candidats à l’élection partielle dans Verdun à exprimer leur point de vue sur différents enjeux locaux. Leur réponse est publiée tel quel. Leur participation n’est pas obligatoire. Pour cette deuxième semaine, nous avons voulu savoir, à la suite de nombreux bouchons de circulation provoqués par les travaux de l’échangeur Turcot et du futur pont Champlain, qui font que Verdun, tant la terre ferme que L’Île-des-Sœurs, se retrouve enclavé, ce qu’ils comptent faire pour améliorer de façon immédiate les problèmes de circulation?

David Cox, Parti vert du Québec
Le Parti vert du Québec appuie un virage rapide envers le transport en commun. Pour y arriver, nous proposons une vaste augmentation du service ainsi que l’abolition des tarifs d’utilisateurs afin de rendre le service gratuit.
Comment financer ce virage? Le gouvernement du Québec a déjà instauré une bourse sur le carbone qui génère d’importants revenus pour de tels projets. À l’heure actuelle, le fonds vert du Québec, alimenté par la bourse sur le carbone est gaspillé sur des subventions remises à l’industrie pétrolière et même à la construction d’oléoducs. Afin de respecter nos engagements internationaux sous l’accord de Paris, il faut poser des gestes dès maintenant pour réduire notre utilisation de l’automobile privée. Le transport en commun est la seule façon d’atteindre cet objectif.

Frédéric Dénommé, Option nationale
Dans l’immédiat, nous encourageons l’utilisation du transport en commun. Nous sommes bien desservis par nos trois stations de métro et les autobus reliant L’Île-des-Soeurs à la terre ferme et au centre-ville.

À moyen terme, il est évident que les déboires des Libéraux au Ministère des Transports ont contribué aux négligences qui affligent nos routes. Nous croyons également que l’indépendance du Québec, et le plein contrôle de notre territoire, serait un excellent point de départ pour améliorer notre gestion du Pont Champlain et de nos infrastructures.

Enfin, Option nationale veut mettre en service et nationaliser un réseau de transport rapide interurbain qui reliera toutes les régions du Québec et qui permettra de parcourir Québec-Montréal en moins d’une heure aussi bien pour le transport des marchandises que des personnes. La technologie envisagée est un réseau sur monorail électrique suspendu. Ce service sera abordable pour tous les jeunes, les étudiant-es et les aîné-es.

Richard Langlais, Parti québécois
Verdun est coincé entre le chantier de Champlain et de Turcot. Dans l’intérêt de l’île des sœurs et de Verdun, la sortie Wellington de l’A-15 Nord doit rouvrir. Fermée sans consultation par le fédéral pour 3 ans, elle empêche les insulaires d’accéder efficacement à Verdun. Cette réalité rattrape les usagers du transport en commun empruntant le parcours d’autobus 12, seul lien de transport en commun entre l’île et Verdun, qui suit ces détours. Ouvrir minimum une bretelle temporaire désenclavera l’Île et désengorgera le bouchon de circulation permanent de l’A-15 Nord.

À long terme, l’offre de transport en commun doit être améliorée. L’Île est desservie par 2 autobus : c’est insuffisant. Je m’assurerai de la réalisation du projet de train léger sur rail, avec un arrêt à L’Île-des-Sœurs et je m’engage à faire pression sur le gouvernement pour un tarif réduit aux étudiants de tous âges. Le transport est une priorité.

Ginette Marotte, Coalition Avenir Québec
Pour habiter moi-même Verdun, je suis très consciente des frustrations et du casse-tête que la population peut avoir en lien avec les chantiers routiers. Comme députée, je favoriserais l’aménagement d’une voie dédiée, sur l’autoroute 15, aux entrées et sorties de l’île-des-Sœurs. Une séparation des voies avec des barrières de type jerseys viendrait fluidifier et surtout sécuriser les déplacements de l’île des Sœurs vers la terre ferme et vice-versa. Il faut aussi s’assurer que les véhicules d’urgence puissent circuler librement en tout temps. Le transport collectif, le covoiturage, l’aménagement des horaires de travail pourrait aussi faire partie de la solution. Je martèle qu’il faut aussi profiter des travaux de remplacement du pont de l’île-des-Sœurs pour mettre en place un lien qui serait réservé au transport en commun, aux vélos et aux véhicules d’urgence, reliant Verdun et l’Île-des-Sœurs. Une chose est sûre, la concertation avec tous les partenaires sera la clé du succès.

Véronique Martineau, Québec solidaire
Vous êtes nombreux à me confier les problèmes causés par les travaux de l’échangeur Turcot et du futur pont Champlain. Les Libéraux n’ont malheureusement pas écouté nos doléances et rien n’a été fait pour nous aider. Lorsque je serai votre députée de Québec Solidaire, je ferai la promotion des mesures suivantes :

∙ Obtenir un budget dédié à augmenter le nombre d’autobus entre la terre ferme et l’Île-des-Sœurs, diminuant la quantité de véhicules sur la route;

∙ Accorder un budget dédié à une présence policière accrue aux grandes intersections et aux carrefours giratoires pour assurer la fluidité de la circulation et la sécurité des piétons et des cyclistes ;

∙ Améliorer les communications à la population concernant les entraves prévisibles de la circulation.

Il est primordial que nos décideurs revoient leurs positions sur l’étalement urbain et sur l’accessibilité du transport en commun. Il est temps que les gouvernements pensent à long terme.

Isabelle Melançon, Parti libéral du Québec
Il s’agit d’une situation ponctuelle due aux travaux; on a vécu une situation exceptionnelle la semaine dernière, il faut travailler à prévenir ces situations;
J’ai pris l’engagement de créer une table des élus, tous paliers de gouvernement confondus: provincial, municipal, fédéral et scolaire, et qui se réunira régulièrement.
Pour ce qui est des entraves, je mettrai sur pied une cellule de crise 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour qu’on soit en mesure de réagir rapidement en cas de problème.
Je propose l’installation d’un affichage dynamique aux entrées et sorties de Verdun afin que les citoyens connaissent les entraves en place, avec l’objectif de rapprocher les deux réalités géographiques.
Il faut améliorer l’offre de service de transport en commun vers le centre-ville et vers les stations de métro. Rappelons qu’un autobus, c’est 52 voitures.
À plus long terme, avec la venue du train électrique, je veux travailler à la mise sur pied d’une navette électrique afin  de faciliter l’accès au train, ce qui est un autre de mes engagements.

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