L’école alternative Verdun LaSalle organise la semaine prochaine une séance d’information pour présenter l’enseignement de niveau primaire qu’elle propose depuis septembre à près de 100 élèves. Elle devrait prendre de l’expansion au cours des trois prochaines années avec notamment l’ouverture de deux classes supplémentaires.

L’idée d’avoir une méthode d’enseignement alternatif a émergé il y a quatre ans. La commissaire à ville LaSalle Joanne Bonnici faisait du tutorat auprès d’un garçon de dix ans qui lui expliquait avoir des problèmes à l’école.

«Il restait assis toute la journée, ce qu’il faisait ne l’intéressait pas et après la classe, il devait encore faire ses devoirs plutôt que d’aller jouer. J’ai remarqué qu’il avait beaucoup de difficulté à se concentrer et je trouvais qu’il avait raison. J’ai ensuite regardé mes enfants et je me suis dit qu’il fallait faire autrement avec un modèle plus actif», témoigne-t-elle.

Un groupe de parents, d’enseignants et de professeurs s’est rapidement formé. Leur projet nommé Saules Rieurs a ensuite été présenté à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et il a été pensé de partager les locaux avec le Centre d’éducation des adultes Champlain.

Le programme a été revu une dernière fois et l’objectif était d’avoir un minimum de 60 inscriptions.

«On a eu 260 inscriptions pour 100 places. Donc, on s’est retrouvés avec la problématique inverse», se souvient Mme Bonnici.

Inclusion
Comme un établissement dit traditionnel, l’école alternative doit en l’espace de sept ans, atteindre les apprentissages du programme de formation de l’école québécoise.

«On respecte le rythme de chaque enfant, soutient la directrice adjointe, Mélanie Charbonneau. L’idéal pour y arriver est qu’il reste avec le même enseignant pendant trois ans puisque trois niveaux sont réunis dans une même classe. On considère en partant que tous les jeunes sont tous différents et donc on va former des groupes de besoins.»

Par exemple, pendant que cinq écoliers vont revoir une règle de français pendant 30 minutes, le reste de la classe va faire du travail autonome ou encore participer à un atelier avec un parent.

«L’implication des parents est fortement recommandée. Ils peuvent faire partie du comité-école ou du comité des classes. Ils peuvent aussi venir en journée pour offrir une activité aux enfants en fonction de leur expertise ou les accompagner dans leurs projets», explique Mme Charbonneau

Par exemple, des musiciens ont permis de réaliser un spectacle à l’école ou un professeur de karaté qui vient donner des cours.

L’évaluation est faite en tout temps par les enseignants, tant à travers la réalisation de travaux que par les réflexions menées. Elle se présente sous forme d’observations qualitatives que les parents et les enfants ont aussi la responsabilité de remplir pour favoriser les échanges.

Plein air
L’école alternative Verdun LaSalle se démarque aussi par son volet plein air qui est géré par le comité réflexion pédagogique pour savoir comment orienter les choix d’activités.

«On essaye le plus possible d’être dehors, d’utiliser les espaces autour et d’être en contact avec la communauté, souligne la directrice adjointe. On veut aussi que les enfants s’impliquent pour enrichir la communauté.»

Les enfants se sont ainsi rendus à la mairie d’arrondissement à l’occasion des élections et ils ont un projet de ruelle verte.

Une séance d’information est prévue le 24 janvier à partir de 18h30 à l’École alternative Verdun-LaSalle (1050, 5e Avenue).

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