Après les fruits et les légumes gratuits, les citoyens qui fréquentent la ruelle verte comestible du jardin Basile-Panaude pourront bientôt y obtenir des œufs frais de poules urbaines.

Un projet de fermette sera lancé cet été sur la portion est du terrain à proximité des rues Molson et Masson, qui est pour l’instant encore vacant.

«Nous allons accueillir cinq variétés de poules. Notre objectif est d’établir un système à la bonne franquette avec les utilisateurs, pour qu’ils prennent soin des volailles en échange d’œufs», explique David-Alexandre Boutin, un des instigateurs de la ruelle verte.

Une étudiante en sciences de l’environnement de l’UQAM sera présente durant la saison estivale pour offrir des activités et de l’animation plusieurs fois par semaine.

«L’objectif est de mettre sur pied un lien éducatif en agriculture urbaine avec les citoyens», ajoute M. Boutin.

En plus de la fermette, l’espace à développer de plus de 260 mètres carrés permettra d’augmenter le nombre de plantes qui seront cultivées sur les lieux grâce à la mise en place de jardinets surélevés.

David-Alexandre Boutin devant une des entrées de la ruelle Basile-Patenaude.

David-Alexandre Boutin devant une des entrées de la ruelle Basile-Patenaude.

Un tour de force
L’exploit de cette ruelle verte a presque entièrement été porté par les résidents du secteur. Propulsés par l’Écoquartier de Rosemont – La Petite-Patrie, ceux-ci ont réussi à amasser 10 000$ cette année auprès de l’arrondissement et de la Caisse Desjardins du Cœur-de-l’île.

Le projet qui a ouvert ses passages verdis aux piétons en 2016 a permis de transformer un sentier mal aimé en véritable modèle d’agriculture urbaine. En effet, plus de 2000 mètres carrés d’espaces autour du jardin communautaire Basile-Patenaude étaient laissés à l’abandon, recouverts de déchets et d’excréments d’animaux.

«Ça va bien au-delà de l’agriculture urbaine, c’est un projet avec une véritable portée sociale. La place Basile-Patenaude est le lieu de nombreux nouveaux arrivants, de personnes avec des problèmes d’exclusion et de santé mentale. C’est un coin très difficile», souligne M. Boutin.

Avec la plantation de 150 arbres fruitiers et même d’un petit champ de maïs, ce dernier est convaincu d’avoir créé une véritable différence dans la vie des gens.

«Nous sommes vraiment heureux de pouvoir constater que l’ambition des citoyens dans le secteur a pu se mettre en branle et que le projet porte ses fruits», affirme Mikael St-Pierre, directeur St-Pierre, urbaniste et directeur adjoint à l’Écoquartier de Rosemont – La Petite-Patrie.

Le lancement officiel de la fermette le 24 juin prochain.

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