Emmanuel Delacour David Barabé a fondé CollectivLab pour aider les jeunes entreprises à démarrer.

Une entreprise de Rosemont–La Petite-Patrie veut mettre à la disposition des ingénieurs, inventeurs et créateurs du coin son vaste éventail d’outils et de ressources professionnels grâce au concept du travail collaboratif.

CollectivLab a été lancé il y un an par David Barabé, un ingénieur mécanique diplômé de l’Université de Sherbrooke. Depuis, celui-ci a réussi à rassembler sous un même toit une douzaine de membres venus de tous les horizons, ainsi que la machinerie nécessaire à tout travail manuel d’envergure.

«Pendant dix ans, au long de ma carrière, j’ai accumulé une multitude d’outils. Un de mes collaborateurs en avait plusieurs aussi qu’il ne voulait plus entretenir après avoir pris sa retraite. On les a assemblés ici pour nos membres», souligne M. Barabé.

Scies rondes, tours à métaux, perceuses à colonne, voilà le genre de machinerie lourde et coûteuse que partage le fondateur de l’espace de travail dont la surface totalise 650 mètres carrés.

L’objectif est simple: permettre aux jeunes entreprises de démarrer rapidement sans avoir à se soucier d’acheter tout ce matériel ou à débourser un loyer pour un atelier.

«Dès le premier jour, les entreprises peuvent recevoir des clients. Ils n’ont pas à investir des milliers de dollars avant de pouvoir se lancer dans leurs projets. Il leur suffit de payer leur adhésion de 200$, puis un montant selon le temps d’utilisation de leur espace», affirme l’ingénieur.

De plus, les différents membres ont accès à l’expertise de chacun, insiste-t-il. Les connaissances d’un ébéniste peuvent donc être partagées avec celle de son collègue soudeur, par exemple. «Plusieurs projets ont fini par être sous-traités entre les membres qui collaborent les uns avec les autres.»

C’est le cas de l’entreprise Nomad Bloc qui a tiré avantage du modèle d’affaire de CollectivLab pour fabriquer ses murs d’escalade amovibles. Plusieurs membres de l’espace ont prêté main forte au projet à ses différentes étapes, de la conception à la finition des murs en bois.

Après une année d’incubation, l’espace ouvre grand ses portes à la venue de nouveaux membres. «On a la capacité d’en accueillir le double pour l’instant. C’est certain que plus la demande est grande, plus on cherchera de nouveaux locaux», affirme M. Barabé.

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