Isabelle Bergeron/TC Media Une centaine de parents, enseignants, écoliers et élus se sont réunis à l'école Marie-Favery pour dénoncer les compressions dans le milieu de l'éducation.

Deux mois après la dernière chaîne humaine, le mouvement «Je protège mon école publique» prend de l’ampleur dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension alors que des centaines de parents et écoliers se sont mobilisés, ce matin, pour dénoncer les coupes dans le réseau de l’éducation.

Les manifestants se sont retrouvés devant les écoles Hélène-Boullé, Sainte-Cécile, Saint-Gérard et Marie-Favery pour se faire voir et, surtout, se faire entendre.

«Il faut que les gens sachent ce qui se passe. À Marie-Favery, il y a une surpopulation. Nous n’avons plus de bibliothèque ni de local de musique», dénonce Christine Robert, vice-présidente du conseil d’établissement (CÉ) et enseignante de l’école primaire Marie-Favery.

«Je viens d’emménager à Villeray et ma fille a besoin de services spécialisés. Je ne veux pas qu’elle les perde», ajoute Chrif Saïd, parent d’une élève de Marie-Favery.
Cette mobilisation ne touche pas seulement les parents du milieu scolaire. Des résidents du quartier et élus ont également participé aux rassemblements.

«L’école publique est garante d’une société en santé où il y a moins de violence et plus de tolérance», indique Julie Poirier, une citoyenne à la retraite qui a cherché l’école primaire la plus près de chez elle pour joindre sa voix à celle des parents.

«Les citoyens doivent protéger les écoles contre les décisions du ministre de l’Éducation. Ça n’a pas de bon sens. On proteste contre celui qui devrait être le défenseur de l’éducation», dénonce le commissaire scolaire Kenneth George.

Selon les estimations de la présidente du CÉ, plus de 130 personnes auraient participé à la chaîne humaine de l’école Marie-Favery. Au total, ce sont plus de 20 000 personnes qui étaient attendues autour de 265 écoles publiques à travers 16 régions du Québec.

Rappelons que le 1er mai, 26 écoles de Montréal s’étaient mobilisées. Le mouvement avait touché 100 écoles au Québec, le 1er juin. Un nouveau rendez-vous est donné le 1er octobre prochain.

Mardi, près de 8500 personnes avaient signé la pétition pour la «Reconnaissance et le financement adéquat de l’école publique» sur le site de l’Assemblée nationale du Québec.

(En collaboration avec Stéphanie Maunay)

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