Eric Feferberg Eric Feferberg / The Associated Press

Les deux candidats à la présidentielle française, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, se sont affrontés dans un débat virulent de deux heures et demie, mercredi, dans un dernier échange télévisé avant le second tour qui scellera le sort de cette élection, dimanche.

La première remarque, formulée par la candidate du Front national Marine Le Pen, a d’ailleurs lancé le ton houleux dès le début, souligne le journal «Le Monde», alors que celle-ci a tenté d’étiqueter son rival du mouvement En marche! comme un «enfant chéri du système et des élites» qui favorise la «mondialisation sauvage».

Emmanuel Macron n’a pas tardé à rétorquer par de vives invectives, dont le niveau a semblé culminer lors d’un segment sur la lutte contre le terrorisme, entre autres. Le candidat centriste a dit que «le plus grand souhait des djihadistes c’est que Marine Le Pen arrive au pouvoir en France», l’accusant de proposer «de la poudre de perlimpinpin» aux Français.

Interrogés par les journalistes Christophe Jakubyszyn, de TF1, et Nathalie Saint-Cricq, de France 2, sur plus d’une dizaine de sujets touchant à l’Europe, au chômage et aux impôts, notamment, les candidats se sont rapidement engagés dans la tangente d’un «dialogue de sourds», relève «Le Figaro». Il était parfois même difficile d’entendre les attaques verbales lancées simultanément d’un côté comme de l’autre.

L’enjeu de sécurité est un de ceux qui a créé de l’animosité. Mme Le Pen a reproché à l’ancien ministre de l’Économie de ne rien prévoir «qui tienne la route» en matière de lutte contre le terrorisme dans le projet qu’il met de l’avant. Celui-ci s’est défendu en rétorquant que cet enjeu est une priorité qui ne se résout pas seulement par des contrôles frontaliers, mais aussi par une coopération entre États membres de l’Union européenne.

Les questions d’une possible sortie de l’euro et de l’attitude à avoir envers la Russie ont aussi dominé le débat, dénotent plusieurs médias français.

À maintes reprises, Emmanuel Macron a par ailleurs mis à l’épreuve l’exactitude de certaines affirmations lancées par Mme Le Pen, la sommant d’arrêter «de mentir». Il a toutefois pu risquer de paraître arrogant, suggère «Libération».

Dans le lot des attaques qu’il a adressées à sa rivale, il l’a notamment qualifiée de «véritable héritière de l’extrême droite française, un système qui prospère sur la haine».

Selon un sondage Elabe mené pour BFMTV auprès de 1314 répondants, l’ancien membre du gouvernement de François Hollande a été le plus convaincant. Ainsi, 63 pour cent des téléspectateurs ont fait cette lecture du débat, rapporte-t-on, contre 34 pour cent ayant plutôt penché pour Mme Le Pen.

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