Métro

La scène se passe en plein centre-ville de Montréal. Une rangée de framboises poussant à l’abri des pots d’échappements! Sur le bord d’un stationnement!!  Et elles ont un certain goût en plus!!!

Planter des fruits et des légumes sur le bord des rues et dans les parcs c’était jusqu’ici plutôt une lubie d’environnementalistes. Le Centre d’écologie urbaine de Montréal suggérait notamment cette idée lors de la consultation publique sur l’agriculture urbaine à Montréal qui s’est tenue il y a quelques mois.

Mais que des propriétaires de stationnements aient la fibre écolo, au point de planter des framboisiers dans un secteur aussi inhospitalier, faut le voir pour le croire!

Bon, ce n’est pas demain qu’on fera de la confiture Made in Centre ville de Montréal. Mais ce genre d’initiative n’est pas aussi anecdotique qu’on le pense.

Il suffit par exemple de se balader au Complexe des sciences de l’UQAM. Dans les bosquets, les membres du CRAPAUD (Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable) on trouve notamment des fraises, des groseilles, des cassis, des tomates et parmi les champignons, des pleurotes roses.

«L’idée c’est de se réapproprier l’espace, favoriser la diversité végétale et créer un lieu de rencontres et d’échanges», explique Annie-Claude Lauzon, coordonnatrice au CRAPAUD. Comme d’autres, elle attend avec impatience que la Ville assouplisse sa réglementation afin de favoriser les initiatives d’agriculture urbaine sur le domaine public.

En attendant, soulignons l’initiative du Collectif Les fruits défendus qui vise à mettre en contact les propriétaires d’arbres fruitiers et des cueilleurs pour éviter le gaspillage. Voici leur message :

«Appel à tous les propriétaires d’arbres fruitiers!
Vous avez un arbre qui croule sous les fruits? Vous ne parvenez pas à tous les manger? Ce gaspillage vous désespère? Pourquoi ne pas les partager?

 Afin de mettre un terme au gaspillage, Les Fruits Défendus mettent en contact des propriétaires d’arbres fruitiers et des cueilleurs bénévoles. Une fois récoltés, les fruits seront distribués de manière à satisfaire les besoins de tous : un tiers de la récolte ira au propriétaire de l’arbre; un tiers sera partagé entre les cueilleurs bénévoles; un tiers sera reversé à une banque alimentaire ou à une organisation à but non lucrative.»

Un petit conseil aux propriétaires des fameux stationnements : vous trouverez peut-être sur ce site internet des preneurs pour vos framboises !

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