Getty Images/iStockphoto Les répercussions du tabagisme sur la fertilité et sur la procréation ne sont plus à prouver.

Si la cigarette a longtemps été symbole d’émancipation féminine et de virilité, ses effets néfastes sur l’organisme sont aujourd’hui suffisamment documentés et viennent changer la donne.

Côté santé sexuelle, jusqu’où vont les méfaits? Voici quelques conséquences qui vous feront penser à deux fois avant d’en griller une après l’amour.

Chez l’homme
Les études sexologiques sur le sujet s’accordent pour dire que la consommation de tabac et l’excitation sexuelle masculine ne font pas bon ménage. Bien que les troubles de l’excitation peuvent être liés à un éventail de causes tant psychologiques que physiques, le tabagisme doit malgré tout être considéré comme un facteur de risque en raison de l’atteinte vasculaire qu’il induit.

Le tabac, agissant sur les capacités vasculaires et musculaires, entraîne une diminution du débit artériel pouvant devenir une entrave au remplissage des corps caverneux (deux masses cylindriques situées dans le pénis qui se gorgent de sang lors de l’excitation sexuelle afin d’assurer la rigidité pénienne), provoquant ainsi une difficulté accrue chez certains fumeurs à obtenir et à conserver une érection significative.

Les effets délétères du tabagisme sur la fertilité masculine restent sous-estimés. On remarque pourtant que les spermatozoïdes chez les fumeurs sont moins nombreux, moins rapides et d’une morphologie atypique, ce qui rend la fécondation beaucoup plus complexe.

De récentes études mettent même en évidence l’effet que certaines toxines retrouvées dans le tabac peuvent avoir sur l’ADN spermatique. Cette conséquence provoquerait des anomalies embryonnaires qui réduiraient considérablement les chances de grossesses sans complications et augmenteraient les risques de fausses couches.

Chez la femme
Malgré le fait que les femmes soient naturellement plus «protégées» (par leur système hormonal jusqu’à la ménopause) face au risque de développer des complications cardiovasculaires, les fumeuses ne sont pas pour autant épargnées par les troubles sexuels induits par le tabagisme.

En première place? L’altération de la lubrification vaginale, causée par une mauvaise irrigation sanguine des vaisseaux de la région pelvienne. En plus de réduire la libido, une sécheresse de la muqueuse vaginale entraîne souvent la formation de microlésions qui deviennent des portes d’entrée pour les virus et les infections.
Chez les fumeuses, même modérées, on note également une baisse du nombre d’ovocytes (terme désignant l’ovule avant que celui-ci ne parvienne à maturité), une augmentation du nombre d’ovocytes anormaux, ainsi qu’une diminution du nombre d’ovules libérés. Les répercussions du tabagisme sur la fertilité et sur la procréation ne sont plus à prouver. Les études permettent même d’affirmer que fumer ajoute 10 années à l’âge reproductif de la femme, en plus d’accélérer la ménopause avant 50 ans.

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