Martine Rioux

Martine Rioux a été nommée directrice moins d’un an après son arrivée à Québec Numérique, devenant la première femme directrice de l’organisme, pour lequel elle était déjà directrice par interim depuis le départ de l’ancien directeur.

Québec numérique est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de rassembler et animer la communauté numérique, en démocratisant le numérique. L’organisme coordonne notamment la Semaine numérique de Québec et le fameux événement Web à Québec (WAQ).

À l’origine, Martine a une formation en communication et journalisme. Après son Bac, elle s’est retrouvée à l’emploi à l’École Branchée et ce fut le début d’une carrière en technologie. «Le fil conducteur de ma vie professionnelle est probablement d’avoir toujours accompagné les personnes dans leur transformation vers le numérique. J’ai aidé plusieurs compagnies dans ce sens», explique la directrice. Entretien.

Comment sera mené Québec Numérique sous la direction d’une femme?
Nous serons dans la continuité de l’esprit et des valeurs: rassembler les gens, avoir un impact dans le milieu, faire progresser le numérique. Les différences entre Pierre-Luc Lachance [note: ex-directeur de Québec Numérique] seront probablement au niveau de nos personnalités. Je viens plus d’un milieu «relationnel» et d’accompagnement dans le changement vers le numérique.

Est-ce un message que le conseil d’administration voulait envoyer en choisissant une femme pour le poste?
On me dit souvent: «Enfin une femme à la direction de Québec Numérique!» J’étais la personne la plus compétente pour le poste et il se trouve que je suis une femme! Étant davantage une fille de communication que de numérique, j’ai toujours été dans des milieux majoritairement féminins ou paritaires. Depuis que je suis chez Québec Numérique, on me fait beaucoup remarquer que les femmes sont sous-représentées dans l’industrie. Pour changer les choses, il faut commencer dès l’école primaire avec l’enseignement de la programmation, de la robotique, etc. afin d’intéresser tous les jeunes et afin de combler les déficits de candidats dans cette industrie. Il y a une volonté commune de faire progresser les femmes en techno, comme en politique il y a quelques années. Maintenant, il y a une mairesse à l’hôtel de ville de Montréal!

Qu’est-ce qui pourrait permettre au Québec de prendre pleinement sa place sur le plan international dans le domaine du numérique?
Au Québec, on est figé dans le temps depuis plusieurs années. On commence à sentir le changement, mais il est sectoriel. Par exemple, en culture, le projet Culture Numérique, construit avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec, a son plan numérique depuis 4 ans déjà. L’éducation, il n’y a pas encore de stratégie numérique, mais elle devrait sortir bientôt [note: entrevue réalisée le 15 novembre], alors les initiatives viennent beaucoup de la base, des enseignants. Ça prend un certain leadership pour avancer. Il y a sûrement beaucoup de gestion de changement et de transformation à faire un peu partout. Il faut des entreprises agiles, mais également un gouvernement agile car les procédures n’attendent pas. C’est un travail de longue haleine.

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