Nathan Denette Nathan Denette / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Il y a encore loin de la coupe aux lèvres chez les Maple Leafs de Toronto, et tout particulièrement cette fameuse coupe que la formation de la Ville reine n’est jamais venue près de gagner en bientôt 50 ans. Mais il existe en ce moment un optimisme et une confiance qui étaient imperceptibles les saisons passées et qui sont en grande partie imputables à l’arrivée de jeunes et talentueux hockeyeurs.

L’attaquant James van Riemsdyk est particulièrement bien placé pour comparer l’ambiance au sein de l’équipe, lui qui s’est joint aux Maple Leafs avant le début de la saison 2012-2013 après quatre années à Philadelphie.

À l’exception de cette première campagne, où les Maple Leafs ont subi une élimination crève-coeur face aux Bruins de Boston en quarts de finale de l’Association Est, van Riemsdyk n’est jamais passé près de participer aux séries éliminatoires à Toronto.

«Nous comptons sur un plus grand nombre de jeunes cette année, et leur enthousiasme est contagieux. Tout le monde a hâte de se présenter à la patinoire chaque jour et l’atmosphère dans le vestiaire et autour de l’équipe est agréable», a reconnu l’attaquant de 27 ans, qui évolue régulièrement avec l’un de ces jeunes, soit Mitchell Marner.

Les Maple Leafs se sont présentés à Montréal avec une fiche de 19 points en 17 matchs et avec six gains à leurs huit dernières rencontres. Ils n’accusent qu’un point de recul sur les Blue Jackets de Columbus et les Bruins, qui sont à égalité au huitième rang.

Les Maple Leafs ont été totalement dominés lors de leurs deux plus récents revers — 7-0 contre les Kings de Los Angeles et 4-1 face aux Penguins à Pittsburgh, mais lors de leurs quatre dernières victoires, ils ont marqué six buts en chaque occasion.

Ce fut le cas jeudi dernier contre les Panthers de la Floride qui, deux soirs plus tôt, avaient mis fin à la chasse aux records du Canadien et du gardien Carey Price.

Soudainement, aux yeux de plusieurs observateurs, les Maple Leafs forment l’une des équipes les plus intéressantes à regarder jouer dans la LNH. Même l’entraîneur-chef Mike Babcock semble apprécier ce qu’il voit.

«J’aime beaucoup notre équipe depuis quelque temps parce que nous gagnons. J’aime gagner», a rappelé Babcock samedi matin.

«Ne me méprenez pas: le talent est un atout extraordinaire, a-t-il renchéri. Mais la victoire est la raison pour laquelle nous nous présentons à l’aréna soir après soir, et nous sommes dans un processus où nous apprenons comment y parvenir. Nous savons que nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais nous sommes optimistes quant à la route que nous empruntons et nous sommes emballés par notre groupe de joueurs.»

Lors des récentes victoires des Maple Leafs, la contribution est venue d’un peu tout le monde. Contre les Panthers, Connor Brown s’est mis en évidence avec une performance de deux buts et deux aides.

Lors du match précédent contre les Predators de Nashville, van Riemskyk (3-1) et Tyler Bozak (0-4) ont sonné la charge. Et face aux Flyers, le 11 novembre dernier, ce fut au tour du défenseur Morgan Rielly de prendre les choses en main avec une prestation d’un but et trois aides.

Sept joueurs ont récolté au moins dix points jusqu’à maintenant, soit le même nombre que l’on retrouve chez le Canadien.

«Nous semblons avoir beaucoup plus de profondeur au sein de notre équipe et nous comptons sur plusieurs joueurs qui contribuent au niveau de l’attaque, opine van Riemsdyk, qui occupe le premier rang des marqueurs chez les Maple Leafs avec 17 points. Ça devient beaucoup plus difficile pour les autres équipes de nous arrêter et de se défendre.»

L’attaque des Maple Leafs roule à plein régime. Elle domine la ligue au chapitre des tirs par match avec 32,6 — exactement quatre de plus que le Canadien — et se classe au quatrième rang, tout juste devant le Tricolore, avec une moyenne de 3,29 buts par rencontre.

Mais le jeu défensif fait encore défaut, comme le démontrent les 33,9 tirs accordés par match, un sommet dans la LNH. Et les jeunes Maple Leafs ont de la difficulté à gagner à l’étranger, où ils n’ont récolté que cinq points en huit rencontres (1-4-3).

«Nous devons apprendre à être plus patients et mieux jouer en défensive. De cette façon, nous aurons plus souvent la rondelle et nous marquerons davantage, a déclaré Babcock. Nous ne sommes pas aussi bons à l’étranger et nous allons devoir trouver un moyen de gagner à l’extérieur pour connaître du succès.»

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