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Le hockey soulève les passions autant chez les joueurs que parmi les amateurs. De la patinoire aux gradins, en passant par les salles de réunion, de nombreuses rivalités ont pimenté les 100 ans d’histoire de la LNH.

Voici quelques-unes des plus mémorables :

CANADIENS c. MAPLE LEAFS

Cette rivalité remonte à la toute première saison de l’histoire de la LNH. Deux des six équipes originales, elles étaient les seules établies au Canada avant l’arrivée des Canucks de Vancouver en 1970. Ainsi, les amateurs d’un océan à l’autre choisissaient l’une ou l’autre des deux formations, et cet attachement passionné perdure encore aujourd’hui. Le Canadien a gagné 24 coupes Stanley contre 13 pour Toronto. La rivalité s’est graduellement estompée — les deux formations n’ont pas croisé le fer en matchs éliminatoires depuis 1979 — et il faut remonter aux années 1960 pour retracer le summum de cette rivalité lorsque les deux organisations ont remporté le précieux trophée chaque année, sauf en 1961.

LES RIVALITÉS PROVINCIALES

De nos jours, deux rivalités provinciales retiennent l’attention: l’une entre les Sénateurs d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto, et l’autre trois provinces plus à l’ouest, entre les Flames de Calgary et les Oilers d’Edmonton. Mais c’est peut-être une rivalité maintenant disparue, celle entre le Canadien de Montréal et les Nordiques de Québec entre 1979 et 1995, qui aura été la plus marquante et la plus spectaculaire. Dépassant largement les cadres du Forum de Montréal et du Colisée de Québec, au point de s’étendre à l’industrie brassicole et même parmi la gent journalistique, elle aura connu son point culminant le soir du 20 avril 1984 lors de la fameuse mêlée générale du Vendredi saint à l’occasion du 6e match de la finale de section. Près de 200 minutes de punition ont été décernées et pas moins de 12 joueurs ont été expulsés lors de ce duel gagné par le Tricolore 5-3.

CANADIENS c. BRUINS

Le Canadien et les Bruins se sont affrontés rien de moins que 34 fois en séries éliminatoires, et le Tricolore a remporté 25 de ces confrontations. Une autre rivalité mettant aux prises deux des six formations originales, ces deux grandes organisations ont été impliquées dans quelques-uns des duels les plus mémorables — et parfois vicieux — ainsi que les légendaires Maurice Richard, Guy Lafleur, Phil Esposito et Bobby Orr, pour n’en nommer que quelques-uns. Et comment oublier la punition des Bruins pour avoir eu trop de joueurs sur la patinoire lors de la rencontre ultime de la série demi-finale de 1979, au Forum de Montréal, qui a mené à l’élimination des Bruins et au congédiement de l’entraîneur-chef Don Cherry?

GORDIE HOWE c. MAURICE RICHARD

Les rivalités entre deux joueurs ont été nombreuses mais Maurice Richard, avec le Canadien de Montréal, et Gordie Howe, avec les Red Wings de Detroit, ont sans doute été les premières véritables grandes super-vedettes de la LNH. Richard et Howe ont joué un grand total de 14 saisons ensemble dans la LNH, entre 1946 et 1960, et l’une ou l’autre de ces légendes — ou les deux — a participé à chaque finale durant cette période. Richard n’a gagné le trophée Hart qu’une seule fois, loin derrière les six sélections de Howe, mais Richard s’est largement repris avec huit conquêtes de la coupe Stanley, contre quatre. Wayne Gretzky et Mario Lemieux à compter de la fin des années 80, et maintenant Sidney Crosby contre Alex Ovechkin, auront également marqué le centenaire de la LNH.

GARY BETTMAN c. BOB GOODENOW

Ce ne sont pas toutes les rivalités dans l’histoire de la LNH qui ont pris place sur la patinoire. Il y en a eu une autre à la table de négociations tout aussi féroce. Gary Bettman a été nommé commissaire de la Ligue nationale en 1993, l’année après que Bob Goodenow eut été élu au poste de directeur exécutif de l’Association des joueurs. Pendant leur règne, la LNH a vécu deux douloureux conflits de travail entre les joueurs et ses propriétaires. La saison 2004-2005 a été complètement annulée par le deuxième lock-out, alors que Goodenow avait promis qu’il n’accepterait jamais l’instauration d’un plafond salarial, auquel tenaient Bettman et les propriétaires. Les joueurs ont éventuellement cédé et, deux semaines plus tard, Goodenow a perdu son poste.

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