Peu après l’«anniversaire» d’un an sans but de Scott Gomez, il est un peu méchant de souligner la gaffe que Bob Gainey a commise quand il a fait l’acquisition de l’attaquant en 2009.

Aucun doute, Gainey s’est trompé. D’ailleurs, bon nombre de gens dans le monde du hockey savaient que cet échange était une erreur avant même de voir les résultats sur la glace. Ils ont analysé la transaction que le Canadien avait faite pour aller chercher Gomez et se sont tous demandé à quoi l’équipe pensait.

En fait, Gainey croyait qu’il mettait la main sur un fabricant de jeux. Gainey, surtout, se croisait les doigts, les orteils, les jambes et les bras en espérant que Gomez retrouve le même niveau de jeu qu’il avait avant de signer son contrat de 7 ans d’une valeur de 51,5 M$ avec les Rangers de New York deux ans plus tôt.

L’acquisition de Gomez n’est pas un problème en soi. Ce qui est dérangeant, c’est ce que le Canadien a donné aux Rangers en retour du joueur de centre. (En passant, je ne pense pas que Gomez est aussi mauvais que ses statistiques le laissent croire. Il est compétent défensivement, mais on ne paie pas un joueur 7,5 M$ par année pour qu’il soit compétent défensivement.)

Gainey n’a pas réalisé que la marge de manœuvre dans la masse salariale est tout aussi précieuse qu’un joueur. Voilà ce qui est vraiment embêtant pour le Canadien. Dans les faits, le Tricolore n’aurait rien eu à donner pour accepter le contrat d’un joueur en déclin. On pourrait même dire que les Rangers auraient dû offrir quelques éléments supplémentaires au Canadien pour le remercier de les débarrasser de 7,4 M$ par année dans leur masse salariale. Au lieu de ça, Gainey s’est départi d’un bon espoir à la défense, Ryan McDonagh, et d’un vétéran compétent, Chris Higgins, en échange de Scott Gomez, Tom Pyatt et Michael Busto.

Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, McDonagh est devenu un excellent défenseur, qui joue en moyenne 25 minutes par match quand il est en santé. Higgins, pour sa part, est un bon joueur de troisième ou de quatrième trio au sein d’une des meilleures formations de la ligue.

De plus en plus, les équipes comprennent qu’elles n’ont pas à faire plus qu’accepter un contrat onéreux, sans rien donner en retour. Simplement parce qu’avoir, comme on l’a dit plus tôt, la flexibilité sur le plan salarial est primordial.

Cela nous amène bien sûr aux différentes options du Canadien. Le contrat de Gomez handicapera l’équipe de 7,4 M$ pour les deux prochaines saisons, à moins qu’elle n’envoie le numéro 11 dans les mineures, où elle devra continuer à le payer, mais au moins le salaire ne sera plus comptabilisé dans la masse salariale. Le Canadien peut aussi racheter l’entente du joueur de centre. S’il le fait, Gomez comptera pour 3,5 M$ sur la masse salariale la saison prochaine, pour 4,5 M$ en 2012-14 et pour 1,7 M$ les deux campagnes suivantes.

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