Cette lettre est en réponse aux textes «Héma-Québec lance un appel aux Chinois» et «Communatutés culturelles: toutes concernées» parus dans Métro mardi.

J’ai lu avec grande consternation que, selon les chiffres fournis par Héma-Québec, les donneurs d’origine arabe ne représentent que 0,08% des 35 000 Québécois inscrits au registre.

Je voudrais simplement attirer votre attention sur le fait que le chiffre ainsi communiqué n’est en aucune façon représentatif de la non-participation de cette partie de la population, qui se sent ainsi marginalisée, et qu’il ne reflète nullement, ni sa volonté, ni ses intentions à participer à des dons massifs de sang ou de cellules pouvant sauver des vies humaines.

Le problème, un véritable frein pour les gens d’origine arabe est que Héma-Québec n’accepte pas le sang de donneurs qui ont séjourné pendant une certaine période en Europe. (J’ai été moi-même refusé lors d’une campagne de don organisée par un centre communautaire.) Or, la grande majorité des Arabes y ont été à un moment de leur vie, ce qui les pénalise automatiquement. Les Arabes ne refusent jamais de donner, ils sont bien connus pour leur générosité.

– Najib Amine

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