L’annonce de la construction du campus Outremont, dans lequel le gouvernement va engloutir un autre 100 M$, a quelque chose de tout à fait indécent dans le contexte actuel. À l’encontre du message des étudiants, le gouvernement persiste et signe dans son entêtement, en nous faisant la démonstration qu’à son point de vue, la seule matière grise qui compte, c’est le béton.

Pendant ce temps, la carcasse de l’îlot Voyageur se dresse dans son absurdité narquoise, comme un symbole de la gestion calamiteuse – dénoncée avec raison par les étudiants – de ces technocrates infatués et impénitents, tous recteurs, ministres et fonctionnaires confondus.

Certes, il ne s’agit pas de la même université, mais l’argent sort de la même bourse, la vôtre et la mienne, et ces gestionnaires devraient se garder une petite gêne avant de perpétuer un gaspillage qui ne sert qu’aux amis du régime du secteur de la collusion-construction-corruption. Qu’ils réparent d’abord leurs dégâts, achèvent (de n’importe quelle manière) ce fameux et honteux projet d’îlot Voyageur, avant d’ouvrir d’autres chantiers!

– Christian Feuillette, Montréal

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