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La dernier assouplissement quantitatif expliqué

Le 13 septembre dernier, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, annonçait une nouvelle offensive afin de stimuler l’économie américaine en rachetant des titres adossés à des créances hypothécaires pour 40 milliards de dollars par mois, repoussant ainsi de 6 mois sa promesse de garder les taux au plancher jusqu’à la mi-2015.

Le président de la Fed a même indiqué, que si le marché de l’emploi ne s’améliorait pas, il préconiserait d’autres mesures afin de le stimuler.

En gros, ce genre de stratégie peu courante de la part d’une banque centrale – utilisée dans le but ultime de stimuler l’économie – consiste à faire l’acquisition d’actifs risqués présents dans le marché avec de l’argent imprimé.

En temps normal, une politique monétaire expansionniste consisterait à réduire les taux d’intérêt à court terme par l’achat d’obligations gouvernementales, également à court terme. Toutefois, avec les taux que l’on connaît présentement (à près de 0 %), la banque centrale américaine a dû se tourner vers l’achat d’obligations ayant des échéances à plus long terme dans l’espérance de voir les taux d’intérêt à long terme diminuer.

Quels sont les impacts de ces mesures sur l’économie? Comme elles ont pour effet de réduire les taux d’intérêt, la banque centrale favorise ainsi la création de conditions favorables à l’économie, c’est-à-dire davantage de constructions, d’hypothèques, d’investissements et d’emprunts pour plus de création d’emploi. Le taux de chômage aux États-Unis a d’ailleurs reculé : il est maintenant de 8,1 % depuis août dernier, comparativement au sommet de 10 % atteint à la fin de 2010.

C’est donc dire que, pour quelques années encore, les conditions des marchés devraient être très favorables à certaines classes d’actifs, plus particulièrement aux actions. Depuis la mi-2009, ce sont d’ailleurs elles qui ont procuré les meilleurs rendements aux investisseurs.

Une pression à la hausse sur le prix des matières premières devrait être aussi observée. En injectant autant d’argent dans l’économie, les pressions inflationnistes devraient faire augmenter le prix des céréales, du pétrole et des métaux, et le dollar américain devrait subir des pressions à la baisse.

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