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Pétition contre les publisacs: Montréal renvoie la balle aux arrondissements

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Montréal a refusé mercredi d’approuver le projet de pétition ayant pour but de limiter la diffusion des Publisacs dans la métropole, mis de l’avant par Charles Montpetit. Ce dernier devra plutôt se tourner vers les arrondissements, plaide la Ville.

Ce citoyen engagé avait imploré l’administration Plante, le 30 novembre dernier, de reconsidérer la distribution à grande échelle des circulaires distribuées par Transcontinental. Il sommait essentiellement la Ville de tenir une consultation publique sur trois objets de réforme.

Dans sa demande, M. Montpetit exigeait que le choix de recevoir ou non le Publisac dans le courrier soit proposé au citoyen, «au moyen d’un logo» affiché sur sa résidence, par exemple. Il demandait également l’utilisation d’un matériau «qui nuit moins à l’environnement que le plastique» sur les circulaires. Enfin, il souhaitait une application plus stricte d’amendes ou de sanctions par la Ville «quand des infractions démontrables ont eu lieu».

«Notre projet cherche à réduire la gaspillage publicitaire à la source», écrit l’instigateur de la pétition dans une lettre envoyée au comité exécutif. «Bien que la Ville a banni certains sacs plastique dans les commerces de détail, les diffuseurs de circulaires distribuent toujours chaque semaine environ 900 000 sacs en plastique», ajoute-t-il.

Dans une lettre envoyée au principal intéressé, le greffier de la Ville Yves Saindon affirme que la création d’un règlement sur le matériel publicitaire en circulation relève plutôt «de la compétence des conseils d’arrondissement». «Votre projet de pétition ne peut pas être traité au niveau des instances centrales de la Ville», indique M. Saindon, disant se référer aux règles concernant le droit d’initiative en matière de consultation publique.

Comme le projet n’identifie «aucun territoire particulier», le greffier dit devoir retourner la demande de M. Montpetit afin que celui-ci puisse la «déposer à nouveau au bureau d’arrondissement concerné».

Yves Saindon ajoute que le responsable de l’environnement et du développement durable au comité exécutif, Jean-François Parenteau, «a déjà annoncé l’intention de la Ville d’examiner, de façon plus large, les enjeux reliés aux publisacs».

Une consultation publique sur la révision du Plan directeur de gestion des matières résiduelles doit avoir lieu cette année.

En novembre dernier, le président du comité exécutif Benoît Dorais avait affirmé que l’idée de restreindre ou d’interdire les publisacs était «très pertinente». «On va se pencher là-dessus, mais il faut garder en tête les journaux locaux. Ils sont distribués par le Publisac», avait-il expliqué, disant considérer cette solution pour réduire l’usage de matières recyclables.

Peu après, le président de Transcontinental François Olivier avait indiqué à Métro vouloir défendre le Publisac en 2019, un produit qu’il juge «géré de façon écoresponsable». Il avait souligné que les feuillets publicitaires du Publisac sont faits à partir de papier recyclé et de résidus de moulins de scie. «Ça fait des décennies qu’on ne coupe plus des arbres pour faire du papier journal», avait-il assuré.

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