La Société de développement commercial (SDC) District Central a dévoilé son Plan de résilience territoriale, une feuille de route collective visant à protéger et à renforcer la vocation manufacturière et productive du quartier à l’horizon 2035.
Pour bâtir ce plan, la SDC District Central a lancé La Grande Fabrique de résilience territoriale. La démarche a compris 12 entretiens en entreprise, des ateliers de travail réunissant 69 participants et un sondage auquel ont répondu 75 personnes. Ces contributions ont alimenté directement la construction du plan. Le point culminant de la démarche a été les premières Assises d’affaires du District Central, tenues le 9 juin 2026, où 61 acteurs du territoire se sont réunis pour transformer les constats en priorités partagées et identifier six projets structurants.
Les voix recueillies sur le terrain témoignent d’un attachement profond à la vocation du quartier. «Le District Central est un quartier industriel et cette promesse ne doit pas être bafouée», a-t-on entendu lors des consultations. «La mixité est essentielle, mais pas au prix de l’effacement de ce qui fait l’âme du territoire», a ajouté un autre participant.
Cinq axes stratégiques pour passer de la réflexion à l’action
Le Plan de résilience s’articule autour de cinq axes stratégiques qui couvrent les dimensions économique, humaine, écologique, institutionnelle et territoriale du quartier.
Le premier axe vise à affirmer la vocation manufacturière et productive comme usage dominant du territoire, notamment en inscrivant le District Central dans les documents de planification de la Ville et des gouvernements, et en mettant en œuvre un Programme Commerçant industriel».
Le deuxième axe cherche à offrir aux entreprises un milieu d’affaires fluide et efficace, en développant notamment un guichet d’affaires intelligent, un observatoire de l’abordabilité et de la capacité productive, et en participant au chantier de logistique urbaine de la Ville de Montréal.
Le troisième axe porte sur la gouvernance concertée du territoire, avec la création d’une charte éthique économique et de mécanismes de collaboration intersectorielle. Le quatrième axe mise sur le développement d’une culture de solidarité, incluant des interventions paysagères et artistiques, un programme «Ambassadeur territorial» et une stratégie de propreté et de sécurité.
Enfin, le cinquième axe vise à déployer une marque territoriale forte pour attirer investissements, entreprises et talents, tout en renforçant la fierté des acteurs du District Central.
D’ici 2035, le District Central veut être «reconnu, protégé et gouverné comme le cœur productif de Montréal», peut-on lire dans le document.
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