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Une maman verdunoise élève huit enfants dans une famille reconstituée

Avoir un enfant demande du courage, de la patience, des sacrifices. Imaginez en élever huit dans une famille reconstituée. C’est ce que fait Natalie Miron, en plus de travailler à temps plein, de s’impliquer bénévolement dans divers groupes et d’avoir mis sur pied l’organisme Rainbow Umbrella, qui vient en aide aux jeunes LGBTQ. Mais dans la folie de son quotidien, l’amour l’emporte toujours sur le chaos.

La journée commence tôt. Natalie part à 6h15 avec les plus jeunes, direction Club des Petits Déjeuners où elle s’implique. Un peu plus tard, son conjoint Tony Desjardins amène les adolescents et repart avec les petits pour les mener à l’école Riverview.

Natalie prend ensuite le chemin du LaSalle Community Comprehensive High School avec Haileigh et Jeremy. Un petit arrêt au Tim Hortons pour son café avant d’aller travailler au Centre communautaire Dawson. Elle y est coordonnatrice depuis presque vingt ans.

À la fin des classes, les enfants viendront la rejoindre pour prendre part à différentes activités sportives et d’aide aux devoirs. Une fois à la maison, après le souper, les devoirs, les bains, elle peut consacrer le temps qui lui reste à Rainbow Umbrella.

Il faut remplir des demandes de financement ou de subventions, répondre aux courriels, mettre produire et imprimer l’infolettre dans laquelle les jeunes LGBTQ racontent leur histoire, acheter les livres thématiques qu’ils vont lire dans les écoles primaires, organiser la participation de l’organisme à la parade de la fierté gaie…

Tout ça, sans compter les autres parascolaires de chacun des enfants!

Inutile de dire qu’il reste très peu de temps pour elle, en-dehors de quelques jours de vacances à la roulotte au Lac des Pins, histoire de respirer un peu.

Aucun regret
«J’avoue que, en énumérant tout ça, je vois que c’est un peu fou. Mais c’est tellement drôle. À tous les jours, il y a de l’action, une histoire», soutient Mme Miron.

Le plus grand défi réside probablement dans le fait que chacun des enfants est complètement différent, dans leur caractère comme dans leurs goûts. «Le pire, c’est à l’heure des repas. Personne n’aime les mêmes choses et, en plus, ça change constamment», confie-t-elle, donnant en exemple le désir récemment de l’un d’eux de devenir végétarien. «Heureusement, ça n’a duré que quelques jours!»

Dans l’appartement de la rue Osborne, pas une minute ne se passe sans que quelqu’un parle, bouge, joue. C’est d’ailleurs ce qui a manqué à Michael, l’aîné de Natalie, qui a décidé de revenir à la maison après avoir passé un an en colocation.

La clé: l’humour!
«L’autre jour, à l’heure du souper, Austin ne voulait pas venir s’assoir et s’est mis à dire qu’il ne pouvait pas parce que le plancher était de la lave. Eh bien mon conjoint a grimpé sur le divan et s’est joint à lui. En deux minutes, tout le monde était sur un meuble et personne ne mangeait, mais on a tellement ri», raconte Natalie.

C’est ce que Tony a apporté en se joignant à cette famille: l’humour.

À l’époque mère monoparentale de cinq, Natalie a longtemps hésité à unir sous un même toit ses enfants et ceux de son conjoint, craignant qu’à dix, la vie soit beaucoup trop compliquée.

«Finalement, c’est tellement plus simple depuis qu’il est là. Il est toujours calme quand moi je suis stressée. Il ne s’en fait pas, prend tout de façon très zen», dit-elle amoureusement de l’homme qu’elle épousera cet automne.

Ainsi, le nombre n’est jamais un obstacle.

L’amour ne se divise pas, il se multiplie.

Les enfants

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