Gérald Tremblay a refusé d’annoncer jeudi matin s’il briguera ou non la mairie de Montréal pour une quatrième fois.
«Je n’ai pas l’intention de vous informer de mon avenir politique en ce moment. Je le ferai plus tard. (…) Au moment opportun. Lorsque je serai prêt à vous faire part de [mes] raisons», a-t-il affirmé devant une horde de journalistes. Il a toutefois précisé qu’il ne renoncerait pas temporairement à ses fonctions comme l’a fait son homologue de Laval, Gilles Vaillancourt.
Le quotidien La Presse rapportait dans son édition de jeudi que M. Tremblay ne solliciterait pas un nouveau mandat, mais qu’il comptait demeurer en poste jusqu’à la date des élections municipales prévue en novembre 2013. Selon les sources de La Presse, il ferait part de ses intentions après un discours qu’il prononcera le 2 novembre prochain devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
Le maire a admis qu’il existait de la collusion et de la corruption à la Ville de Montréal et qu’elles étaient pratiquées depuis des décennies. Plusieurs mécanismes ont été développés pour lutter contre ses crimes depuis son arrivée au pouvoir en 2001, mais M. Tremblay n’a pas voulu les dévoiler. Il le fera devant la commission Charbonneau.
«Avant de passer des jugements sur des personnes, il faut entendre les points de vue de toutes les personnes sans exception», a mentionné Gérald Tremblay, qui a confié avoir la conscience tranquille.
Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron croit que la Ville de Montréal sera pris dans un cul-de-sac au cours de la prochaine année. «On ne peut obliger [Gérald Tremblay] à démissionner et de toute façon il est neutralisé, a-t-il déclaré. Il pensait entre autres à la suspension des contrats de travaux publics décrétée par le conseil municipal, le renforcement de la loi 35 et l’amélioration des procédures administratives à la Ville qui empêcheront toute grande initiative du parti au pouvoir.
Vision Montréal a demandé de son côté au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, de nommer rapidement un commissaire à l’éthique avec des pouvoirs de sanctions. «Des gestes doivent être posés pour rétablir la confiance de la population», a dit la chef de l’opposition officielle, Louise Harel.
