MONTRÉAL – Le parti de l’ex-maire Gérald Tremblay, Union Montréal, a connu une journée difficile à l’hôtel de ville mercredi, alors que six de ses membres, dont l’ex-président du comité exécutif de la Ville, Michael Applebaum, ont démissionné.
M. Applebaum a de plus fait savoir qu’il se présente pour être le prochain maire par intérim de la métropole, mais il a précisé qu’il ne sera pas candidat à la mairie au scrutin municipal de l’automne 2013.
M. Applebaum a déclaré qu’il avait l’intention de solliciter des appuis en proposant de gouverner en coalition jusqu’à l’élection de novembre 2013.
Les autres membres démissionnaires, Susan Clarke, Lionel Perez, Frank Veneri, Alain Tassé et Frantz Benjamin, siégeront désormais en tant que conseillers indépendants.
Avec cette vague de démissions, Union Montréal perd sa majorité à l’hôtel de ville. Le parti ne détient plus que 29 des 64 sièges du conseil.
L’identité du maire par intérim doit être dévoilée vendredi. Il revient aux membres du conseil de Montréal de décider d’un successeur à Gérald Tremblay.
La semaine dernière, M. Applebaum avait été écarté par son ancienne formation, Union Montréal, comme candidat à la succession de M. Tremblay, le parti lui ayant préféré le conseiller Richard Deschamps.
M. Applebaum avait par la suite démissionné de son poste de président du comité exécutif.
En vertu de la Loi des cités et villes, une élection complémentaire n’est pas nécessaire parce que le maire Tremblay a annoncé son départ moins d’un an avant la tenue des prochaines élections générales.
À Québec, le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a dit mercredi qu’il suit de près la situation dans la métropole.
«J’invite les élus municipaux à Montréal à mettre leurs intérêts partisans au-dessous de la priorité qui doit être les intérêts des Montréalais», a-t-il dit.
«On suit ça avec un très, très grand intérêt. (…) On va voir vendredi comment le vote va se dérouler», a-t-il ajouté.
Mardi, le ministre Gaudreault n’avait pas hésité à imposer un vérificateur à la Ville de Laval, aux prises elle aussi avec une vacance à la mairie depuis la démission de Gilles Vaillancourt.