Montréal

La GRC enquête sur deux «postes de police» chinois, dont un à Montréal

Immeuble de la rue Clark dans lequel se trouve l'organisme Service à la famille chinoise du Grand Montréal.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) aurait repéré deux présumés «postes de police» chinois installés dans des établissements de Montréal et de Brossard.

Deux organismes bien connus de la diaspora chinoise seraient dans la mire de la GRC, a confirmé le porte-parole Charles Poirier à Métro. Le Service à la famille chinoise du Grand Montréal et le Centre Sino-Québec de la Rive-Sud, qui offrent des services visant l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants chinois en sol québécois, serviraient présumément à mener des activités illégales de «maintien de l’ordre» au Québec.

Bien que cela n’ait pas été confirmé par la GRC, un lien a été établi par le Journal de Montréal entre cette découverte et l’élue municipale de la Ville de Brossard Xixi Li. Celle-ci assure la direction de ces deux lieux de service à la communauté chinoise.

Mme Li n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.

«Climat de terreur»

Une enquête menée par la GRC est bel et bien en cours pour mettre fin à une situation d’ingérence étrangère jugée «intolérable», marquée par de «l’intimidation, du harcèlement et du ciblage d’individus».

«La GRC a obtenu de l’information comme quoi la diaspora et la communauté chinoises subissent des pressions ou des menaces à Montréal, a souligné le sergent Poirier. On peut peut-être même parler d’un climat de terreur, mais ça reste à déterminer. Ces gens doivent fournir, peu importe ce qu’on leur demande de faire».

Pour «briser ce climat de terreur», le corps policier fait appel à la collaboration du public et surtout à celle de la communauté chinoise.

«Quand les gens subissent des pressions ou des menaces, c’est très difficile d’aller parler aux autorités. Mais c’est l’une des seules façons de faire avancer ça le plus rapidement possible. En termes d’ingérence étrangère, on ne peut pas toujours effectuer des actions de répression. Parfois, détecter et perturber les activités, c’est la meilleure chose qu’on peut faire parce que des fois il n’y a juste pas assez de preuves», conclut M. Poirier.

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