La Société de développement et d’habitation de Montréal (SHDM) est dans l’eau chaude. L’opposition demande sa mise sous tutelle par Québec et une enquête publique pour déterminer si l’administration Tremblay a contrevenu à la loi en changeant le statut juridique de cet organisme paramunicipal.
La SHDM gère un actif immobilier de 300 M$ appartenant au domaine public. Soupçonné de favoritisme dans le projet de construction de 1 800 logements sur le site ContrecÅ“ur, son directeur général, Martial Fillion, a été relevé de ses fonctions et fait l’objet d’une enquête interne.
Le chef de l’opposition, Benoit Labonté, déplore «l’opacité» qui règne autour de la SHDM. «En devenant [en janvier 2007] une entité privée, elle échappe aux règles de gestion publique et à la Loi d’accès à l’information», a-t-il dit hier.
La Ville contourne sa charte?
En transformant la SHDM en organisme sans but lucratif, sans l’approbation du gouvernement, le comité exécutif a contourné la charte de la Ville, écrivait La Presse hier. La Ville a rétorqué qu’elle avait agi en toute légalité.