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Montréal

SPVM – 7 policiers congédiés à la suite des enquêtes pour racisme

Le chef de police Fady Dagher, accompagné de Cédric Couture et David Bertrand.

Le chef de police Fady Dagher, accompagné de Cédric Couture et David Bertrand.

Sept policiers ont été congédiés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à la suite des enquêtes déclenchées au sein des postes de quartier 39 et 21 à la suite d’actes racistes, discriminatoires et autrement intolérables. Le chef de police Fady Dagher en a fait l’annonce lundi soir.

«Je vous avais promis la vérité et des conséquences», a lancé Fady Dagher. «Vous avez eu la vérité dans la mesure que les enquêtes le permettent. Et aujourd’hui, vous avez les conséquences.»

Cinq des congédiements proviennent du PDQ 39, les deux autres du PDQ 21. Selon Fady Dagher, l’ensemble des 6 personnes suspendues jusqu’ici dans le cadre de ces enquêtes font partie des personnes congédiées. L’identité de la septième personne n’a pas été dévoilée, les gestes reprochés non plus.

Ces congédiements surviennent à la suite des différentes suspensions annoncées au cours des derniers jours. Parmi les allégations formulées, on note les minorités visibles visées au PDQ 39, le policier qui aurait uriné sur une personne itinérante et le policier qui aurait effacé la preuve d’une victime de violence conjugale.

Le SPVM n’a pas précisé si les personnes accusées de ces gestes font partie des personnes congédiées. M. Dagher souligne que l’incident concernant l’urine ne fait pas partie des enquêtes du SPVM, puisque ce dossier a été transféré au Bureau des enquêtes indépendantes.

Le SPVM souligne que ces congédiements n’affectent en rien les enquêtes criminelles visant ces mêmes individus. Les congédiements sont survenus à la suite d’une révision de leur accréditation de sécurité. Cette accréditation leur a été retirée, menant automatiquement au congédiement.

«Ce sont des comportements intentionnellement malveillants, et non des erreurs. Il ne s’agit pas non plus d’allégations non fondées», souligne le chef de police.

Nouvelles dénonciations?

Les dénonciations qui ont mené à ces congédiements viennent toutes d’autres policiers. Vendredi, M. Dagher expliquait devant les médias comment les mesures instaurées à l’interne depuis 2022 ont permis de briser l’omertà qui protégeait les policiers mal intentionnés.

Questionné sur ces dénonciations lundi, M. Dagher affirme qu’elles ont augmenté depuis l’annonce du démantellement d’une équipe de policiers en juin dernier. Il n’a toutefois pas donné davantage de détails sur la nature ni le nombre de ces dénonciations.

M. Dagher a déjà promis de présenter un rapport complet de la situation au cours du mois de novembre.

«Nous allons nous revoir bientôt», lance-t-il.

Rebâtir la confiance

Fady Dagher reconnaît que les allégations qui circulent depuis plusieurs mois ont ébranlé la confiance du public à l’égard du SPVM. Il espère que les congédiements et les enquêtes criminelles participeront à rebâtir ce lien de confiance.

«Ce lien de confiance ne sera pas reconstruit demain, ni après-demain. Mais nous le reconstruirons. Pas à pas, jour après jour», dit-il.

La mairesse de Montréal a salué la décision du corps policier lundi.

«Le SPVM a posé un geste sans précédent pour rebâtir la confiance des citoyens. Personne n’est au-dessus des règles. Ce travail est exigeant et nécessaire, et il doit se poursuivre», dit-elle.

Au total, 17 policiers sont visées par les enquêtes du SPVM. Une équipe de 16 policiers du PDQ 39 a été démantelée en juin. Une de ces personnes fait aussi partie des policiers du PDQ 21 ayant été congédiées.

Écoutez la conférence de presse du SPVM:

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