La transformation de la raffinerie Shell en centre de distribution pourrait amener sur le fleuve autour de 700 pétroliers par année, craint le président du syndicat de la raffinerie, Jean-Claude Rocheleau.
Shell prétend de son côté que 70 navires par année seraient suffisants et qu’un nouveau pipeline est à l’état de projet. «C’est impossible, c’est pour mieux faire passer la conversion de la raffinerie en terminal de distribution», dénonce M. Rocheleau, qui appelle à un boycottage de 24 heures aujourd’hui des stations-service Shell.
Pendant ce temps, l’avocat Michael Fortier, qui a déjà ramené le Grand Prix à Montréal, doit rencontrer le deuxième acheteur intéressé, mais dont l’offre d’achat a été refusée.
Près de 800 postes sont en jeu. Shell a déjà fermé son unité d’huile et lubrifiants. Les quatre autres unités pourraient suivre en septembre et le gros des mises à pied débuterait en novembre.