Les partis politiques d’opposition de Laval réclament la tête du maire Gilles Vaillancourt et de tous ses conseillers municipaux.
«C’est scandaleux d’utiliser les taxes de la Ville pour payer l’administration de son parti politique», s’est insurgé jeudi le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau. Lydia Aboulian, la chef du Mouvement lavallois, a dénoncé quant à elle «les avantages indus et antidémocratiques» dont a profité l’équipe du maire Vaillancourt pour préparer la dernière campagne électorale.
Les deux politiciens demandent au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, de dissoudre le conseil municipal et de mettre la ville sous tutelle le temps d’organiser de nouvelles élections.
Le quotidien Le Devoir a révélé cette semaine que le Parti PRO des Lavallois qui détient tous les sièges au conseil municipal avait utilisé des fonds publics pour financer des activités partisanes à la veille de la campagne électorale de 2009. La formation politique du maire a entre autres organisé une sortie à la cabane à sucre et des assemblées d’investiture en pigeant dans un budget de recherche et de secrétariat accordé aux conseillers municipaux par la Loi des cités et villes. Gilles Vaillancourt a ainsi contrevenu à un règlement municipal adopté à ses débuts en politique qui précise que les dépenses de recherche et de secrétariat doivent servir essentiellement à ouvrir un bureau, payer les employés et rassembler de la documentation.
Laurent Lessard a indiqué qu’il attendait le rapport sur les vérifications administratives que fait actuellement son ministère avant de prendre quelque mesure que ce soit. Il veut d’abord s’assurer qu’il y a eu accroc à la loi. Le rapport du ministère pourrait être rendu public cet automne.
