Montréal

Contrôler la publicité est inefficace selon l'IEDM

L’Institut économique de Montréal, (IEDM) qui a fait part mercredi d’une note économique sur l’inefficacité du contrôle la publicité, s’est particulièrement intéressé aux marchés de la cigarette et de l’alcool. «L’interdiction de la publicité sur la bière en 1974 au Manitoba n’a pas diminué la consommation dans cette province par rapport à l’Alberta où la publicité est restée légale», note Michel Kelly-Gagnon qui a rédigé la note.

Pareil pour le tabac, selon l’IEDM qui juge que l’interdiction d’affichage n’a pas modifié les habitudes de consommation et constitue une politique «hautement inefficace».

Mis à part la phase de lancement d’un produit, la publicité n’aurait pour objectif que de grappiller des parts de marché par rapport aux concurrents et non pas de faire croître le marché, selon l’IEDM. Ainsi, avec un produit comme la cigarette qui est arrivé à la phase du déclin, «la publicité d’une marque annule en quelque sorte celle d’une autre», conclut l’étude qui appelle à un assouplissement de la législation.

«C’est farfelu comme affirmation. Toute forme de publicité entraîne une plus grande consommation, c’est pourquoi le contrôle du tabagisme passe notamment par la publicité partout dans le monde», répond Denis Côté, fondateur d’Info-Tabac. Il rappelle d’ailleurs que le pays a encore du chemin à faire notamment en obligeant les producteurs, comme le fait l’Australie, à vendre des paquets exempts de logo et de coloris.

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