Car2go déploiera 250 voitures à Montréal cet automne dans le cadre d’un nouveau service d’autopartage. Les autos seront disponibles en libre-service dès le 2 novembre.
Après Communauto et son service Auto Mobile, il y aura donc un deuxième joueur sur le territoire.
«Nos autos Smart for two seront disponibles sans réservation pour un coût de 38 cents la minute ou 14$ par heure. Il ne sera pas nécessaire de ramener l’auto à son point d’origine», a déclaré jeudi Jérémie Lavoie, représentant de Car2go à Montréal. Il faudra par contre la laisser dans l’un des quatre arrondissements désservis.
Jusqu’ici, trois arrondissements ont adopté le système de vignettes universelles pour permettre de garer les autos en libre service dans toutes les zones résidentielles. Il s’agit du Plateau-Mont-Royal, de Rosemont-la-Petite-Patrie et de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. Dans le cas du centre-ville l’entreprise a réservé des places dans des stationnements, ce qui rendra le service un peu moins flexible.
Les trois maires concernés soutiennent tous ce nouveau concurrent, même si la ville-centre leur avait recommandé d’attendre que des balises plus précises soient établies. «Si on n’avait pas agi aux niveau de nos arrondissements respectifs, on serait encore en train d’attendre, d’études en études, de comités en comités», a déclaré François W. Croteau, maire de Rosemont–La Petite-Patrie.
Même si les autos en libre-service semblent surtout vampiriser le transport en commun, le vélo et le taxi, le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, précise que «l’abandon de l’auto individuelle est un combat personnel permanent. Ce qu’il faut, c’est regarder quelles sont les lacunes du cocktail transport et les combler pour éviter que ceux qui ont vendu leur auto ne soient tentés d’en racheter une parce qu’ils se sont acheté un chalet ou qu’ils ont eu un nouvel enfant», a-t-il dit.
Lionel Perez, maire par intérim de l’arrondissement de Côte-des-Neige–Notre-Dame-de-Grâce a indiqué que les défis pour ce nouveau service consisteront notamment à s’assurer que ces nouvelles autos ne viennent pas restreindre l’offre de stationnement dans les secteurs résidentiels ou gêner les opérations de déneigement.
Du côté de Communauto, on précise que cette nouvelle concurrence permettra de dynamiser le marché du libre-service, mais on se questionne sur les valeurs de l’entreprise américaine déjà présente dans 24 villes dans le monde. L’entreprise montréalaise continue de clamer que ce type de service doit être offert avec des véhicules les plus écologiques possibles (électriques ou hybrides), ce que ne propose pas Car2go pour l’instant.
