Montréal

Des bonis à tous les employés de Bixi

Tous les employés de la Société de vélo en libre-service (SVLS) Bixi ont obtenu des bonis, au mois de décembre, un mois avant que l’organisation soit mise sous la protection de la Loi sur la faillite.

«C’est la politique de la compagnie», a expliqué mardi, le président-directeur général de Bixi, Michel Philibert, à Métro.

Près de 223 000 $ ont été versés aux 38 employés de Bixi, dont 14 900$ à M. Philibert.

Compte tenu de la situation financière de la SVLS, est-ce que la haute direction aurait pu annuler les bonis cette année? M. Philibert n’a pas répondu à cette question.

«Ce n’est pas acceptable dans le contexte actuel», a affirmé le maire Coderre, qui a eu vent, lundi, par une source anonyme, de l’existence de ces bonis.

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«J’aurais aimé ça le savoir, comme créancier. Ce n’est pas élégant», a ajouté le maire. Il a dit vouloir maintenant se concentrer à sauver la prochaine saison de Bixi.

«Il est urgent de mettre fin à l’opacité de [la] gestion [de Bixi]», a indiqué de son côté le leader de Projet Montréal, Marc-André Gadoury. Il a qualifié de «fraude» l’octroi de ces bonis.

La Ville de Montréal doit rencontrer sous peu le syndic qui est responsable du dossier de la SVLS. Celle-ci n’a pas fait de paiement «depuis plusieurs mois» pour rembourser le prêt de 37M$ que la Ville de Montréal lui a octroyé en 2011, a rapporté le président du comité exécutif, Pierre Desrochers. Le solde du prêt s’élève à 31,6M$.

La semaine dernière, Bixi a été mise sous la protection de la la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. M. Philibert expliquait alors que les difficultés entourant la confection d’un nouveau logiciel d’opération était à l’origine des problèmes financiers de la SVLS. Les dettes de celle-ci sont évaluées à environ 50M$.

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