Le nouveau centre animalier de la Ville de Montréal se fait attendre, mais entre temps, l’arrondissement de Rosemont n’a d’autres choix que de renouveler son contrat avec le Berger Blanc, dont la réputation a été entachée par un scandale de maltraitance.
Les élus de Rosemont ont autorisé, mardi au cours du conseil d’arrondissement, le prolongement pour un an du contrat qui doit prendre fin le 15 septembre avec l’entreprise.
«Évidemment, on pense que le choix idéal serait que la Ville ait sa fourrière municipale. En attendant, nous continuons avec le présent soumissionnaire qui est le Berger Blanc», indique Serge Fortin, chargé de communications à l’arrondissement de Rosemont.
En 2011, les mauvais traitements infligés aux animaux confiés au Berger blanc ont été rapportés dans les médias. C’est à la suite de ce scandale qu’a germé l’idée d’ouvrir une fourrière municipale à Montréal. Celle-ci ne devrait toutefois voir le jour qu’en 2018, dans l’arrondissement de Villeray.
Pourtant, Rosemont soutient que sa seule solution entre temps reste de confier les animaux errants au Berger Blanc. «Nous avons fait un appel d’offres et ce sont les seuls qui ont répondu. Donc légalement, on prend l’entreprise qui se présente», précise M. Fortin.
La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) avait déjà soumissionné il y a 2 ans, mais leur proposition était trop élevée pour être retenue, ajoute le porte-parole.
L’arrondissement confirme que, grâce aux mesures de contrôle mises sur pieds à la suite du scandale, «il n’y a pas de maltraitance envers les animaux actuellement» au Berger Blanc.
Les sept arrondissements qui font présentement affaires avec l’entreprise exigent des rapports quotidiens, en plus d’effectuer des opérations de contrôle hebdomadaires et des visites surprises, a énuméré M. Fortin.
Le Berger Blanc n’a pas retourné l’appel de Métro à ce sujet, mais confirme sur son site internet que «Montréal se montra, comme tous les autres, intransigeant sur les mesures à adopter sur le champ» après le scandale. Des caméras ont notamment été disposées à travers les salles, bien que l’entreprise reconnaisse que «de petites anomalies restent encore à corriger».
Animaleries interdites
Du côté de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, la responsabilité du contrôle animalier qui était attribuée au Berger Blanc a été transférée en 2011 à la SPCA.
Pour encourager ce partenariat, et favoriser l’achat d’animaux provenant de refuges ou d’éleveurs, les élus du Plateau ont adopté mardi un premier projet de règlement interdisant la vente d’animaux domestiques en animalerie sur tout le territoire de l’arrondissement. Une telle mesure est également en vigueur dans l’arrondissement de Rosemont, qui tient compte du droit acquis des deux animaleries de l’arrondissement.
L’entrée en vigueur officielle du règlement est prévue pour novembre prochain, après notamment une consultation publique à la fin du mois de septembre.