Montréal

Les ambulanciers de Montréal sont débordés

Depuis le début du mois de décembre, les ambulanciers de Montréal et de Laval peinent à répondre à la demande.

«On commence à avoir des sueurs froides quand on a 50 appels à l’heure. Imaginez-vous qu’en début de semaine, on a eu jusqu’à 98 appels à l’heure», a illustré Benoit Garneau, porte-parole d’Urgences-Santé.

Pour que les services d’urgences fonctionnent adéquatement, le nombre d’appels ne doit pas être de plus de 1000, estime M. Garneau. Or, à titre d’exemple, 1300 appels ont sollicité lundi les ambulanciers.

À quoi est due cette hausse? En plus des nombreux accidents reliés aux chutes sur les trottoirs glacés, beaucoup de personnes appellent au 911 pour des symptômes grippaux ou de gastro. Les techniciens paramédicaux n’ont pas le choix de prendre ces gens en charge et de les acheminer à l’hôpital en ambulance s’ils le désirent.

«C’est sur que c’est problématique. Certaines personnes pensent que ça va aller plus vite s’ils se rendent à l’urgence en ambulance, mais il y a de bonnes chances qu’elles se retrouvent dans la salle d’attente comme toute le monde», a signalé M. Garneau, invitant les citoyens grippés à contacter plutôt Info-Santé.

Par ailleurs, les conditions météorologiques font en sorte que les interventions prennent plus de temps.

«C’est insoutenable», a pour sa part commenté Réjean Leclerc, président du Syndicat du préhospitalier, qui représente les ambulanciers de Montréal et de Laval. C’est les patients qui écoperaient. «Vous pouvez attendre longtemps l’ambulance, puisque ça a un impact sur les délais de réponse, a affirmé M. Leclerc. D’après les échos que j’ai sur le terrain, le nombre de véhicules sur le terrain est insuffisant.»

Urgences-Santé a mis en service jusqu’à 108 véhicules aux heures de pointe dans les derniers temps, ce qui est plus que la normale. «On ne peux pas aller plus haut, on met le maximum», a souligné M. Garneau.

Un projet-pilote est présentement mené en collaboration avec le CSSS de Laval pour tenter de limiter le transport inutile de personnes vers les centres hospitaliers. «Après l’examen de certaines personnes par nos paramédics, ces derniers peuvent prendre la décision d’appeler le CLSC pour qu’il les prennent en charge et de les laisser sur place», a sommairement expliqué M. Garneau. Urgences-Santé souhaiterait étendre le projet à Montréal.

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