Montréal

Les Français de Montréal s’unissent

Environ 25 000 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées dimanche matin devant le consulat général de France à Montréal pour exprimer leur unité à la suite des évènements tragiques de la semaine dernière au Charlie Hebdo.

Onze heures. Beaucoup de Français établis au Québec, mais aussi des personnalités québécoises et des Montréalais de toutes origines entament une marche silencieuse entre la Place des Festivals et le consulat situé sur l’avenue McGill College. Plusieurs portent des pancartes «Je suis Charlie» et des slogans indiquant leur solidarité avec le journal Charlie Hebdo, victime d’une fusillade ayant fait 12 morts mercredi dernier. Des drapeaux de la France, du Québec et même d’Israël se dressent au milieu du défilé.

Après le silence, les cris du cœur. Devant le consulat, la foule entonne la Marseillaise, l’hymne national français. Le Consul Bruno Clerc fait ensuite un bref discours. «Un grand merci aux Montréalais pour tous ces témoignages de solidarité et d’amitié qu’ils nous transmettent quotidiennement», déclare M. Clerc, visiblement ému. De nombreux slogans tels que «Liberté, Égalité, Fraternité», la devise de la République française, retentissent alors que des manifestants continuent d’affluer sur place.

«Personne n’est à l’abri et il faut protéger ce qu’il y a de plus précieux, c’est-à-dire notre liberté.» – le maire de Montréal Denis Coderre

La marche est organisée par le Collectif JesuisCharlie Montréal, formé spontanément par des Français de divers horizons politiques et de diverses religions suite à l’attaque terroriste de mercredi dernier. «C’est une marche de recueillement et de solidarité pour dire qu’on n’a pas peur et qu’on est tous debout et unis malgré nos différences», exprime Bénédicte Aubry, l’une des porte-paroles du Collectif.

«Peu importe notre nationalité et notre origine, c’est notre devoir d’être ici aujourd’hui, pour tous ceux qui se font assassiner parce qu’ils expriment leurs croyances et leurs idées. C’est un devoir d’éducation aussi envers les plus jeunes générations», estime pour sa part Véronique Jannard, une Québécoise qui était accompagnée de sa fille.

«On devrait tous travailler main dans la main pour éradiquer le terrorisme», témoigne Mohamd Souhail Ftouh, un Tunisien musulman tenant un drapeau israélien.

Des marches ont eu lieu le même jour en France et dans d’autres villes canadiennes, dont Sherbrooke, Québec, Ottawa et Toronto.

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