Montréal

Train de l’Est: l’AMT trace un bilan positif des premiers mois

Si elle espère toujours que plus de gens utilisent le transport collectif, l’Agence métropolitaine de transport (AMT) trace un bilan somme toute positif des premiers mois d’utilisation du Train de l’Est, qui relie Mascouche au centre-ville de Montréal.

Avec une moyenne de 4700 déplacements par jour et un taux de ponctualité frôlant les 98 %, le président-directeur général de l’AMT, Nicolas Girard, se dit «très satisfait» du déroulement des opérations depuis que le train a finalement quitté la gare de Mascouche pour la première fois, le 1er décembre dernier.

Il reste toutefois beaucoup d’espace dans les trains, ce qui permettra sans problème de desservir les passagers des gares Sauvé et Pointe-aux-Trembles, qui devraient être mises en opération au cours de l’année.

Gares Saint-Léonard–Montréal-Nord et Anjou
Les usagers de l’est de Montréal, qui étaient touchés par la décision de supprimer les arrêts des trains 1201 et 1212, qui circulaient à «contre-pointe», aux gares de Saint-Léonard–Montréal-Nord et d’Anjou n’ont rien à craindre: le service reprendra bel et bien à l’automne, comme promis.

Rappelons que la décision d’abolir ces arrêts avait soulevé un tollé, en janvier, chez les élus de l’est de Montréal, forçant l’AMT à faire marche arrière quelques jours plus tard.

«Il n’a jamais été question que ce soit permanent. L’enjeu, c’était la sécurité des quais d’urgence que nous utilisions. Transports Canada nous a autorisé à les utiliser jusqu’à la mi-janvier», précise M. Girard. Les «conditions météorologiques» sont ensuite venues compliquer les choses.

La fluidité des trains était aussi l’un des enjeux, puisqu’entre Saint-Léonard et Anjou, la voie ferrée n’est pas double, ce qui empêche la circulation simultanée de deux trains allant dans des directions différentes.

Les travaux visant à modifier les quais d’urgence pour les rendre permanents doivent débuter sous peu. Il faut notamment adoucir la dénivellation pour faciliter l’embarquement.

«Nous sommes en train de préparer le terrain, mais nous sommes très confiants que les travaux seront réalisés à temps pour l’automne, car ce n’est pas de la même ampleur que de construire un quai de 300 mètres, par exemple», remarque le PDG de l’AMT.

Il ajoute que les coûts reliés à ces travaux ne sont pas encore connus.

Simplifier la tarification
Pour ce qui est des tarifs, l’AMT étudie encore plusieurs scénarios pour rendre les choses plus simples et plus équitables.

Rappelons que présentement, les usagers qui prennent le train à Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies ou Anjou, même s’ils sont déjà sur l’île de Montréal, paient le même prix que ceux de Laval et de Longueuil.

«Nous ne voulons pas faire de changements à la pièce. On veut trouver une solution métropolitaine globale», dit-il.

Parmi les modifications, il faut, entre autres, s’attendre à une nette diminution du nombre de zones tarifaires. Actuellement, il existe huit zones, pour un total de 700 titres tarifaires différents.

Les usagers peinent parfois à s’y retrouver, à un point tel que c’est l’une des questions qui revient régulièrement dans les consultations publiques organisées par l’AMT.

La tournée de consultations publiques printanières s’amorçait d’ailleurs à Repentigny, le 13 avril, pour discuter de la ligne Mascouche.

 

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