L’hypothèse d’une tentative d’enlèvement d’une jeune femme à mobilité réduite, retrouvée le 11 septembre à plusieurs mètres de son fauteuil électrique en bordure du fleuve, a été écartée par les policiers.
Disparue depuis 17h la veille, c’est le propriétaire d’une maison en rénovation voisine qui a découvert Sarah Houle gisant au sol dans un endroit escarpé, face à l’avenue Strathyre.
Confuse après avoir passé la nuit dehors, la jeune femme de 18 ans aurait indiqué qu’elle avait été kidnappée et qu’elle cherchait son fauteuil électrique.
«Il y a de grandes herbes au sol sur le bord du rivage et c’est à cet endroit qu’on a pu la localiser. Elle était consciente et pouvait nous parler. Elle ne semblait pas être blessée, mais on l’a transportée à l’hôpital», explique André Leclerc, du SPVM.
Sarah Houle souffre également d’un problème de surdité, mais est tout de même en mesure d’entendre de façon partielle. Au moment de sa disparition, elle n’avait pas d’argent, de carte de transport ou de téléphone cellulaire avec elle.
Vaste déploiement policier
En début d’après-midi vendredi, les enquêteurs ont dépêché un poste de commandement sur les lieux et dressé un périmètre de sécurité sur un large terrain situé en bordure du fleuve, face au Moulin Fleming.
Des enquêteurs de la section des crimes majeurs, des techniciens en identité judiciaire et un maître-chien ont ratissé l’endroit durant plusieurs heures.
Ayant obtenu son congé de l’hôpital en après-midi, la jeune femme a finalement été rencontrée par les enquêteurs qui ont rapidement compris qu’il n’y avait aucun élément criminel dans l’histoire et l’enquête s’est ainsi conclue.
