Montréal

Les centres d’éducation populaire sur les charbons ardents

Les six centres d’éducation populaire de Montréal doivent présenter d’ici la fin du mois des plans d’affaires au gouvernement du Québec pour démontrer qu’ils sont en mesure de trouver un financement de 750 000$ annuellement. La tâche s’annonce impossible, disent-ils.

«On a déjà essayé et on essaie encore et ça ne fonctionne pas, a lancé jeudi la coordonnatrice adjointe du Carrefour, Marie-Andrée Painchaud. Il n’y a pas d’argent au privé. C’est mission impossible.»

Le Commission scolaire de Montréal a décidé de cesser de financer les centres d’éducation populaire à partir du printemps dernier en raison de ses difficultés financières. Le ministre de l’Éducation, François Blais, a entre temps choisi d’assurer pendant un an la survie de ces organismes communautaires en leur accordant une enveloppe budgétaire de 600 000$ pour couvrir les frais de logement. Un comité de travail a par ailleurs été formé pour trouver des solutions à leur financement.

«[Le plan d’affaires], ça fait partie des éléments qui sont travaillés avec eux, a dit l’attachée de presse du ministre, Julie White. Ça fait partie des étapes des discussions. Les centres d’éducation populaire doivent se trouver des nouvelles sources de financement. On les finance déjà pour leur mission.»

«L’idée du plan d’affaires est d’aller chercher plus d’argent au privé alors qu’on a déjà 50% du notre financement qui vient de l’autofinancement ou de sources privées, a dit Mme Painchaud. On fait de l’éducation. Donc, de demander que l’éducation soit financée par le privé plutôt que par le gouvernement du Québec, ça nous semble contradictoire.»

Les centres d’éducation populaires tentent d’élaborer des plans d’affaires en révisant à la baisse leurs objectifs. «On est de bonne foi, on joue le jeu», a dit Marie-Andrée Painchaud.

En attendant la décision du ministre, le personnel et les membres des centres d’éducation populaire vivent de l’anxiété étant donné l’avenir incertain des organismes populaires. «C’est possible qu’on ferme. C’est possible que certains centres ferment. On ne sait pas ce qui nous attend», a dit la coordonnatrice adjointe du Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles

Les centres d’éducation populaire à Montréal

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