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Montréal

50,1km de voies cyclables de plus depuis le printemps

La Ville de Montréal a réalisé ou mis à niveau l’équivalent de 50,1km de voies cyclables depuis le printemps.

L’administration dépasse ainsi son objectif d’aménager ou de rénover 50km de voies cyclables par année.

Entre mai 2014 et mai 2015, l’administration n’avait pas réussi à atteindre sa cible. Seulement 33km des 50km promis avaient été réalisés. Le maire de Montréal, Denis Coderre, s’était avoué «insatisfait» de ce bilan et avait promis, en mai dernier, que les 17km manquants seraient rattrapés en 2015-2016.

Plus de six mois plus tard, les nouveaux 50km de pistes cyclables promis cette année sont achevés. L’administration de la Ville souligne que d’autres tronçons sont en cours de réalisation et qu’ils pourraient être finalisés entre les mois de mars et mai prochain.

La Ville rattrapera-t-elle le retard de 2014? Difficile à dire, estime Suzanne Lareau de Vélo Québec, qui souligne tout de même que la majorité des travaux sur les pistes cyclables sont faits à l’été et à l’automne, rarement au printemps. «On ne peut pas tout faire, mais je suis contente qu’on ait réalisé les 50km promis cette année», dit-elle, ajoutant qu’elle sent que la cadence a augmenté depuis quelques mois.

Ajouter des kilomètres de pistes cyclables est important, reconnaît Mme Lareau. Certains secteurs de la ville sont difficilement praticables pour les cyclistes. «À l’ouest de la rue Berri et au sud de Maisonneuve, c’est un désert», dit-elle.

Mais il ne faut pas toujours penser «en terme de kilométrage, nuance-t-elle. Ce n’est pas toujours un bon critère d’évaluation. De petits segments de pistes cyclables peuvent être construits et vont aider considérablement les cyclistes.» Elle donne en exemple la piste cyclable sous le viaduc de la rue Saint-Laurent, qu’elle décrit comme une grande réalisation de l’année, qui a permis de sécuriser le secteur. «Je sais que la Ville a un plan d’action pour sécuriser tous les autres viaducs», assure-t-elle.

Elle espère que d’autres petites mesures comme le «double-sens cyclable», en projet-pilote sur l’avenue de L’Esplanade, et le «sas vélo» soient étendues à travers la ville. «Ce n’est pas cher et ça fait une différence», insiste Mme Lareau.

Projet en heure de pointe
En plus de la réalisation ou la mise à niveau de ces 50,1km de voies cyclables, certains projets ont été mis à l’essai cette année, dont l’aménagement d’une voie réservée aux vélos sur la rue Saint-Denis, en période de pointe le matin.

Suzanne Lareau, qui a tenté l’expérience, apporte certains bémols à ce projet-pilote. D’abord, au moment de l’installation de cette voie réservée, les travaux pour le réaménagement de la rue Saint-Denis ont débuté au même moment. «Donc les cyclistes traversaient constamment un chantier», souligne-t-elle.

Aussi, certains automobilistes n’ont pas respecté cette voie réservée aux cyclistes. «Les autos qui vont vers le sud [sur Saint-Denis] ne peuvent que tourner à droite. Lorsqu’ils attendent pour tourner, ils empiètent sur la voie réservée aux cyclistes», fait-elle valoir, ajoutant que les voitures ne sont pas habituées de reconnaitre ce type de voie automobile réservée aux cyclistes le matin.

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