Les Fédérations étudiantes collégiale (FECQ) et universitaire (FEUQ) du Québec sont reparties en campagne hier pour inciter le gouvernement à investir les 85 M$ attendus d’Ottawa en 2009 dans l’aide financière aux études.
La FECQ et la FEUQ ont demandé à la ministre de l’Éducation, Michelle Cour-chesne, de s’engager à utiliser l’entièreté des 85 M$ que Québec pourra récupérer du Programme canadien de subventions aux étudiants pour améliorer l’aide financière aux études.
«Avec ces sommes, Québec pourrait ajuster le calcul de la contribution parentale dans le calcul de prêts et bourses, mais surtout, baisser le plafond de prêts maximal pour diminuer l’endettement étudiant, a expliqué le président de la FEUQ, David Paradis. Dans un contexte de crise économique, ce n’est vraiment pas le moment de s’endetter davantage.»
Le calcul de la contribution parentale est jugé scandaleux par la FECQ. «On considère qu’une famille qui a un revenu brut de 30 000 $ par année peut contribuer aux études de ses enfants, mais avec 30 000 $, une famille est sous le seuil de la pauvreté», a déclaré le président de la FECQ, Xavier Lefebvre Boucher.
Les Fédérations étudiantes invitent le gouvernement à suivre les recommandations du Comité consultatif sur l’accessibilité aux études et à faire passer le seuil de revenus à partir duquel
une famille doit contribuer aux études des enfants de 30 000 $ 45 000 $.
Plus proche de la réalité
La FECQ et la FEUQ voudraient également que les dépenses admises soient ajustées pour correspondre au coût de la vie.
«On considère que les étudiants ont besoin de 7 $ par jour pour manger, a rappelé M. Lefebvre Boucher. C’est à se demander si le gouvernement pense que les étudiants sont encore des êtres humains!»
S’appuyant sur la crise financière qui se dessine au Québec, la FECQ et la FEUQ ont rappelé que la province avait besoin de diplômés pour pouvoir répondre aux besoins en main-d’Å“uvre.
«Si le Québec n’investit pas dans l’aide financière aux études, on se dirige vers un suicide économique et social», a illustré Xavier Lefebvre Boucher.