Le nombre de crimes relatifs à la drogue a atteint au pays, en 2007, son niveau le plus élevé en 30 ans, selon une étude publiée par Statistique Canada. Et ce, malgré un taux global de criminalité en baisse.
C’est à Vancouver que l’on retrouve le plus de ces types d’infractions. Deux autres municipalités de la Colombie-Britannique, Victoria et Abbotsford, sont dans le top 5 des villes ayant le plus haut taux de crimes liés à la drogue. Au Québec, Trois-Rivières et Gatineau obtiennent la palme et complètent du même coup ce top 5. Montréal se classe au 20e rang.
Les méfaits qui concernent le cannabis représentent environ 60 % des 100 000 infractions commises au pays. De son côté, la cocaïne, en représente environ 20 %.
Le Québec, qui se situe un peu au-dessus de la moyenne canadienne pour la période allant de 1997 à 2007, subirait une hausse d’environ 38 % de ces infractions. Fait à noter, seuls l’Île-du-Prince-Édouard et le Nunavut ont réussi à abaisser la proportion de crimes liés à la drogue.
La part des jeunes, de 12 à 17 ans, qui commettent ce genre ce crime a plus que doublé.
La criminalité en hausse à Montréal
La criminalité est en hausse à Montréal. Le bilan annuel du SPVM pour l’année 2008, présenté mardi soir devant la Commission de la sécurité publique de Montréal, indique en effet que le taux de criminalité serait supérieur de 2,6 % à ce qu’il était l’année précédente.
Ce sont les crimes contre la personne et les voies de fait simples, qui ont augmenté respectivement d’environ 10 et 15 %, qui seraient les principales causes de cette augmentation.
«J’aurais préféré que la criminalité baisse de 2,6 %, mais ce sont des actes comme les voies de fait ou, en d’autres mots, un coup de poing sur la gueule, qui font monter la moyenne», a affirmé Claude Dauphin, président du comité exécutif et de la Commission de la sécurité publique de Montréal.
Inversement, l’apparition des agents du SPVM a réussi à faire chuter les crimes dans le métro. Les introductions par effraction ont également diminué.
Les crimes haineux en baisse
Parallèlement, Statistique Canada a rendu public aujourd’hui un rapport sur les crimes haineux déclarés par la police pour l’année 2007. Ce dernier révèle que le nombre de crimes haineux, qui représente 0,05 % de tous les crimes, a diminué d’environ 50 % à Montréal, passant de 85 en 2006 à 42 en 2007, avec, cependant, un bémol à apporter. «Nous avons déjà publié un rapport dans lequel un criminologue, Julian Roberts, de l’université d’Ottawa, indiquant avoir trouvé au cours de ses recherches que 90 % des crimes haineux ne sont pas rapportés à la police», a nuancé Warren Silver, analyste chez Statistique Canada.
Un crime haineux est une infraction criminelle qui n’est motivée que par la haine. Les trois principaux facteurs de motivations à la base de ces crimes sont l’origine ethnique, la religion et l’orientation sexuelle.
Ce sont 26 295 crimes contre la personne qui ont été commis à Montréal en 2008.