Environnement

De l’air climatisé dans mon ordi

Messages, images, vidéos, tex­tes, documents – toutes ces données sont hébergées dans des centres de données, des salles parfois immenses qui comptent sou­vent des milliers de serveurs. Chacun de ces serveurs dégage de la chaleur, rendant le risque de surchauffe très réel, et avec lui la menace de perdre toutes les données informatiques. Les compagnies de télécommunications font donc face à un défi: investir dans des systèmes de climatisation pour garder leurs salles tempérées, tout en sachant que ces systèmes représentent un coût énergétique et financier élevé.

Soucieux de réduire son empreinte énergétique, mais obligé de climatiser ses milliers de centres de données au Canada, le géant Bell s’est tourné vers une entreprise québécoise, Carnot Réfrigération, pour concevoir un système sur mesure fiable et écologique. Ce système fonctionne au CO2 et a un potentiel de réchauffement climatique 4000 fois moins élevé que les systèmes traditionnels, qui utilisent des gaz réfrigérants de synthèse.

Chacun de ces systèmes génère en GES l’équivalent de 1200 voi­tures sur la route de moins par an. Le climatiseur de Carnot Réfrigération, en plus de prévenir ce gaspillage, a été conçu de façon à maximiser le free cooling, un procédé qui récupère l’air ambiant et évite de faire fonctionner l’équipement de refroidissement. Résultat: une importante dépen­se énergétique en moins et une facture moins salée. Un avantage majeur pour Bell Canada lorsqu’on sait que la moitié de la consommation énergétique d’une salle de serveurs sert à la climatisation.

L’innovation technologique issue de la collaboration Carnot-Bell pourrait bien être reproduite partout au pays et en Amérique du Nord. Les données informatiques se trouvent ainsi préservées, et pour une fraction du coût environnemental. Un vent frais souffle dans les salles de serveurs!

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