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Racisme – Une enquête publique indépendante au SPVM à nouveau réclamée

Ericka Alneus assise devant les membres de son cabinet fantôme.

Ericka Alneus

Alors qu’un quatrième policier du poste de quartier 39 (PDQ 39) de Montréal-Nord vient d’être suspendu dans le cadre d’une enquête interne portant sur des actes à caractère raciste, la cheffe de l’Opposition officielle à Montréal, Ericka Alneus, hausse le ton. Elle réclame le déclenchement d’une enquête publique indépendante et interpelle directement les chefs de partis provinciaux pour qu’ils se positionnent sur la question.

Depuis juin dernier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) mène une enquête interne visant 16 policiers pour des allégations graves de comportements racistes et discriminatoires lors d’interventions. Deux policiers avaient été immédiatement suspendus. Un troisième a connu le même sort au début du mois, puis une quatrième suspension a été annoncée mardi.

Face à l’ampleur des révélations, Ericka Alneus estime que les mécanismes internes ne suffisent plus. «Face aux nouveaux développements au poste de quartier 39, une enquête indépendante doit être déclenchée pour faire la lumière sur l’ensemble des événements», affirme-t-elle dans un communiqué.

Les chefs provinciaux mis au défi de se prononcer

La cheffe de l’Opposition officielle profite du contexte électoral provincial pour mettre la pression sur les candidats et candidates au poste de premier ou première ministre du Québec.

«S’engagent-ils à déclencher une enquête indépendante après la campagne électorale?», lance-t-elle.

En plus de l’enquête indépendante, l’Opposition officielle réclame également la tenue d’un moratoire sur les interpellations policières sans motif. La mairesse Soraya Martinez Ferrada s’est aussi montrée ouverte à cette idée.

«Les événements survenus au poste de quartier 39 à Montréal-Nord en juin dernier ont profondément ébranlé la confiance du public envers le corps policier dont le travail est pourtant essentiel», a-t-elle affirmé. «Il faut que des actes concrets soient posés pour rebâtir la confiance du public.»

Le chef de police Fady Sagher a promis de présenter une série de mesures au cours de l’automne.

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