Ça riait fort hier au Monument-National, où Laurent Paquin offrait en première montréalaise son troisième one-man show – le premier depuis Tout est relatif en 2006 – : L’ereure est humaine (la faute d’orthographe incluse dans le titre!) «L’erreur est humaine, mais il y en a qui sont plus humains que d’autres!» a lancé d’entrée de jeu celui qu’on a vu animer de nombreux galas Juste pour rire ces dernières années. C’est donc l’exploration de ces petits faux pas de la vie de tous les jours qui a ouvert ce spectacle («Le vin maison, arrêtez ça! Les faux toupets! Les extracteurs à jus! Les gars qui se promènent en bedaine!»).
Les préjugés, les manies étranges de certaines personnes et les corrections automatiques sur iPhone étaient aussi au menu pendant ce spectacle au rythme soutenu où Paquin s’est permis de flirter souvent avec le politically incorrect. Il s’est aussi permis de s’y faire plus personnel, abordant les réactions énervantes des gens face à son problème de poids, racontant une hilarante expérience avec des travailleurs «au noir» ou encore un souvenir tendre de partie de hockey avec son père. Mordant, sincère et surtout éminemment sympathique.
L’ereure est humaine est présenté de nouveau ce soir au Monument-National, puis en supplémentaires au Théâtre St-Denis du 25 au 27 avril.
