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Royale Beyoncé

La dernière tournée de Beyoncé, The Mrs. Carter Show, porte bien son nom. Car c’est tout un show qu’offre la douce de Jay-Z, comme on a pu le constater lors de son arrêt à Montréal.

Fumée, flammes, changements de costumes, chorégraphies étonnantes, projections incessantes, vent dans les cheveux… Les mots «grand déploiement» semblent un peu faibles pour décrire la prestation qu’a offerte la célèbre chanteuse américaine hier soir, au Centre Bell.

Enchaînant les succès et ne se montrant pas chiche dans sa playlist, la star a signé un passage porté par un thème royal, saupoudré d’une touche de Marie-Antoinette. Un thème surtout exploité dans les vidéos qui étaient projetées de temps en temps entre les blocs de chansons, et qui permettaient à Beyoncé de prendre une pause afin d’effectuer les multiples changements de tenues mentionnés ci-dessus.

Après une première partie signée par le chanteur R&B Luke James, qui s’est présenté à la foule en mode séduction, un rideau noir avec un «B» brodé pour Beyoncé – totalement impérial – a recouvert la scène. Frénésie dans la salle. Puis, une première vidéo, une des multiples qui allaient suivre, a défilé, dans laquelle Beyoncé, costumée, maquillée, s’est montrée à sa cour, telle une souveraine. Le coup de départ a ensuite été donné avec son hymne Run the World (Girls), chanson durant laquelle Beyoncé a demandé à ses fidèles sujets : «Êtes-vous prêts à vous amuser?» Tu parles d’une question.

Un tube arrivant rarement seul, elle a enchaîné avec End of Time, à la fin duquel, au son de «Say you’ll never let me go! Say you’ll never let me go!», une pluie d’étincelles est tombée sur scène. Puis, la diva s’est souvenue d’«une de ses premières tournées». «C’était en 1997, avec Wyclef Jean, à Montréal, a-t-elle rappelé. Avec les Destiny’s Child, on n’avait pas d’argent. On ne pouvait même pas s’offrir un bus de tournée. Wyclef a été vraiment généreux de ne nous laisser ouvrir pour lui.» Après cette petite anecdote locale, elle a également rendu hommage à ses admirateurs. «Je suis tellement reconnaissante de pouvoir faire ce que je fais!»

Une fois les mercis rendus, Beyoncé nous a interprété Flaws and All, une chanson dans laquelle elle se confesse de tous ses défauts à son amoureux, qui, lui, l’adore malgré tout. Et ce, même si elle dit être «un puzzle très complexe à résoudre».

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Reconnue pour son excellente présence scénique, celle qui a fait vibrer la dernière mi-temps du Super Bowl a plusieurs fois rappelé à quel point elle sait habiter une scène, notamment lorsqu’elle a interprété If I Were a Boy, morceau durant lequel, toute de noir vêtue, éclairée par un «simple» faisceau de lumière, elle a offert un extrait a cappella.

Nous souhaitant par la suite une bienvenue un brin tardive à son Mrs. Carter Show, Beyoncé a spécifié qu’elle ne voulait surtout voir personne rester assis, tranquille. Mais elle n’avait pas à s’inquiéter outre mesure, car peu de gens auraient pu rester sans bouger en entendant les deux succès qui ont déboulé, à savoir Get Me Bodied et Baby Boy, durant lesquels l’interprète a sorti les gros canons, nous bombardant de projections monochromes et nous plongeant dans une ambiance sexy. Une séquence visuellement impressionnante.

Puis, on a vu des flammes, encore, s’élever du sol pendant Diva. On a ensuite eu droit à une seconde série de projections, dans lesquelles Beyoncé nous parlait de pouvoir et de passion. «La séduction est bien plus importante que la beauté. La séduction est… mystérieuse… exclusive… Ce soir, je serai ta vilaine fille.» Une introduction à la chanson du même nom, Naughty Girl, durant laquelle la star a dansé langoureusement dans un décor momentanément plus «minimaliste» et évoquant un club de nuit.

Il y a aussi eu des «Je t’aime» en néon, des étincelles qui sont sortie de la Flying V de la guitariste, des cartes à jouer s’illuminant au-dessus de la scène, sans compter les deux ballerines aux costumes traditionnels (tutus, léotards, pointes) phosphorescents qui ont dansé… Bref, pas de quoi s’ennuyer. Au moment de mettre sous presse, Beyoncé se lançait dans Why Don’t You Love Me. Et il restait encore plusieurs chansons au programme! Et quel programme, Mrs. Carter!

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