Il reste deux jours avant la date limite pour se porter candidat aux élections municipales du 3 novembre. Peut-être y avez-vous songé.
La fonction d’élu est exigeante. Elle n’est pas faite pour tout le monde. Il faut une grande capacité d’écoute et une grande énergie.
Mais elle n’est pas réservée à une élite non plus.
De prime abord, la fonction d’élu rebute bien des gens : c’est souvent mal payé, surtout dans les plus petites municipalités; les horaires sont chargés; les problèmes que l’on vous soumet sont souvent insolubles; les moyens qu’on vous donne insuffisants; les groupes de pression sont à vos trousses; votre vie privée en souffre; les médias sont impitoyables avec vous; et jamais personne ne vous félicite quand vous faites un bon coup. La politique est cruelle.
Cela n’empêche pas les candidats de se bousculer au portillon. C’est du moins le cas à Montréal cette année. Il y aura aussi une vraie course à la mairie à Laval. Il est vrai qu’ailleurs, certains maires sont élus sans opposition. Mais ils ne constituent pas la majorité, et c’est souvent la situation de petites municipalités où la règle du consensus s’applique dans une communauté où tout le monde se connaît.
Mais pourquoi se porter candidat? Un panel de 14 citoyens, que l’Institut du Nouveau Monde avait constitué en 2011 pour l’Union des municipalités du Québec, s’est penché sur la question. Ce panel publie aujourd’hui ses réponses : Cinq bonnes raisons de se porter candidat (que l’on trouvera et que l’on pourra commenter à inm.qc.ca/6MX/panel-citoyen). Je les partage en vrac :
- Pour apporter sa contribution personnelle, mettre à profit ses talents au bénéfice de la communauté. Comme le dit un adage africain : «Le groupe t’a permis de vivre, à toi de faire vivre le groupe.»
- Pour permettre l’exercice de la démocratie. Sans candidats, pas d’élections, pas de choix pour les électeurs, pas de confrontation des idées. Plus il y a de candidats, plus cela favorise la diversité dans la représentation politique avec des femmes et des hommes d’horizons, d’âges et d’origines divers.
- Pour faire avancer des idées politiques, faire triompher un programme : contre la pauvreté, pour le transport public, pour l’intégrité et la bonne gestion des fonds publics, pour le développement international de sa ville, pour les familles, les aînés, les enfants, pour le sport, la culture, etc.
- Par satisfaction personnelle. Pour l’expérience, l’épanouissement que cela procure, une nouvelle carrière.
- Pour laisser un héritage.
Merci à toutes les personnes qui se porteront candidates le 3 novembre.
Et bonne chance!